REC

Vous allez apprendre à la détester
Tout commence dans une caserne de pompier à Barcelone. Angela et son cameraman Pablo filment les aventures nocturnes des combattants du feu pour une émission de téléréalité. Il ne se passe pas grand-chose quand enfin l’alarme retentit. Camion de pompier, sirène, intervention dans un immeuble de la ville.
Notre duo de choc suit l’équipe de pompier dans ce qui ressemble à une opération banale. Les habitants de l’immeuble ont appelé les secours après avoir entendu des cris chez leurs voisins.
Accompagné par deux policiers, les pompiers tapent à la porte puis l’enfoncent et se retrouvent face à une vielle femme obese qui semble désorientée. Quelques secondes après, elle saute à la gorge d’un des policiers avant de se faire abattre.
Tout le monde redescend pour évacuer le policier gravement atteint, mais catastrophe, toutes les issues sont bloquées par des militaires. Un voile plastique recouvre les portes et fenêtres et on leur hurle de ne pas sortir.
C’est parti pour REC !

"Ne vous inquietez pas, vous allez tous crever"
Sortie en 2007 en Espagne puis en avril 2008 en France, REC reprend la particularité du Projet Blair Witch. Le cameraman fait partie du scenario et nous voyons la bande vidéo non montée qu’il a filmée. Le style a des fans et des détracteurs, certains avancent le coté nerveux et immersif du procédé là où d’autres n’y voient qu’une qualité d’image médiocre et un style brouillon. Un débat qui dure depuis 1999.
Dans tous les cas, REC est entièrement filmé de la sorte en ajoutant en prime un coté plus direct puisqu’Angela, en tant qu’animatrice télé, n’a de cesse de parler à la camera en s’adressant au début aux futur téléspectateurs de l’émission de télé, puis à son cameraman Pablo quand la situation dérape.
A sa sortie le film a été plutôt bien accueilli par la presse et le public. On nous parle du renouveau du genre et d’un film super méga effrayant. Quand on sait qu’il a été tourné en 20 jours pour quelques milliers d’euros, on se dit qu’il doit vraiment y avoir quelque chose de spécial avec ce film… ou pas.
Pouin-pouin-pouin. Quelle déception !
Par où commencer ? Hum, la première chose à laquelle on pense quand on se remémore REC, c’est l’héroïne. Ah ! Angela. Elle est jolie la petite blonde, mais on n’ira pas lui remettre un oscar pour son interprétation toute en non-nuance. D’autant qu’elle a un rôle pas forcément facile à supporter, elle joue la blonde qui crie tout le temps avec en bonus le coté insupportable des présentatrices télés qui aiment tout (donc rien). Combo d’enfer, un personnage insupportable joué par une actrice peu convaincante.
C’est un peu le premier reproche qu’on peut faire au film. Globalement les acteurs ne sont vraiment pas extraordinaires. Que ce soit leur rôle ou leur interprétation, ça sent l’amateurisme.
On a notamment du mal à croire en l’équipe de pompier ou à n’importe quel autre personnage dès qu’il tient un rôle « institutionnalisé » (pompier, policier, médecin, etc.).
A l’inverse, les seconds rôles se révèlent plus intéressants, notamment les différents habitants de l’immeuble. Ainsi chacun s’interroge sur l’origine du mal durant ce huis clos et une famille d’immigré asiatique devient vite la cible de soupçons et de remarques. On baigne dans du Sartre.

Tu vas la fermer bordel !
Néanmoins on ne me peut pas blâmer que l’interprétation des acteurs. Le scenario en lui-même est bien pauvre. Nous sommes donc dans un immeuble de quelques étages où quelques zombies sont mystérieusement apparus.
Une grande part du film est constitué de moment de doute où les gens présents se demandent ce qu’ils se passent, pourquoi ils ne peuvent pas sortir, comment soigner les blesser et enfin, comment quitter l’immeuble. Ca pourrait être bien mais au final ça tombe souvent à plat, les dialogues se limitant à des cris et des gesticulations énervantes. En prime, afin de renforcer l’impression que nous visionnons l’intégralité de ce qui a été filmé par le cameraman, ce dernier film souvent n’importe quoi (n’importe comment).
Les scènes d’actions ne sont pas mieux. Grace à la magie de la shaky cam, vous ne verrez rien. Vu que notre cameraman court quand y’a du danger (ça c’est logique), ça bouge dans tous les sens et on n’entend que des cris. Génial !
Enfin, et là ce n’est vraiment juste plus possible, les rebondissements sont une vaste blague. Peu de surprise ou de frayeur, tout arrive quand on s’y attend. Un gros plan pendant 30 sec avant qu’une personne devienne un zombie. Un « graaaaouuuu reudeubleu » après 2 min de silence dans le noir, etc. C’est pathétique.
Pour sauver le film, les choses s’accélèrent vers la fin et nous assistons à une jolie course poursuite dans le grand escalier de l’immeuble avec vue plongeante sur la mort qui accoure. De quoi se réveiller avant le dénouement. Et quel dénouement…
Ne vous inquiétez pas, nous n’allons pas spoiler ce chef d’œuvre. Sachez juste que la fin est une arnaque (personnellement ça m’a donné envie de jeter un truc sur ma télé).

C'est trop bien la shaky cam -_-
Bon, les acteurs, passons, le scenario, ouch ça commence à faire beaucoup, mais finalement, tout ça est symptomatique du véritable mal du film : le manque de moyen.
C’est un mal très répandu chez les films de zombies avec toutes les productions indépendantes de fanboys pas très inspirés. REC n’échappe pas à la règle.
On l’a dit en intro, le film a été fait en moins d’un mois pour quelques milliers d’euros, malheureusement, ça se ressent.
Le huis clos devient vite un carcan étroit pour un film de zombie. Exemple : pourquoi les zombies ne sautent-ils pas par les fenêtres pour sortir bouffer la centaine de gens à l’extérieur (je vous rappelle que le bâtiment est mis en quarantaine par les autorités) ?

"Elle est trop bonne la witch !" ©
Pour un film low cost REC tient la route, on décolle et on se pose à destination, mais le service à bord laisse à désirer. Le sandwich et le coca sont facturés, votre siège sent le vomi et vous êtes entassé comme dans une bétaillère. Service minimum.
Ca n’a pas empêché au film de marcher, un deuxième opus est prévu pour décembre 2009 et un remake américain est déjà sorti (Quarantin).
*ah ok, ça doit être à cause de ça le vomi sur mon siège en fait*
REC
Réalisation : Paco Plaza, Jaume Balagueró
Scénario : Jaume Balagueró, Jordi Galcerán et Luis A. Berdejo.
Production : Julio Fernández
Pays d’origine : Espagne Espagne
Durée : 75 minutes
Date de sortie :
23 novembre 2007 (Espagne Espagne)
23 avril 2008 (France France)Interdit aux moins de 12 ans
- Manuela Velasco : Angela Vidal
- Manuel Bronchud : Pablo
- Ferran Terraza : Manu
- Martha Carbonell : Mme Izquierdo
- Claudia Font : Jennifer Izquierdo
- Vicente Gil : le policier
REC



18 commentaires
Poulpi
Au fait il existe le film “Quarantine”, un remake américain de Rec vu qu’il est pas sorti aux States. Perso je l’ai jamais vu, je sais pas ce qu’il vaut, avis aux amateurs…
RépondreJ’ai déjà vu un extrait de Quarantine, ça m’a l’air pire que REC.
RépondreAprès un coup de gogolito, le film existe bel et bien :
IMDB : http://www.imdb.com/title/tt1082868/
Amazon : http://www.amazon.com/s/ref=nb_ss?url=search-alias%3Daps&field-keywords=quarantine&x=0&y=0
(2 $ ahahah)
Par contre il sera straight to dvd en France, s’il sort meme en DVD ahah.
RépondreQuarantine, ils en ont plein a la fnac bellecour de lyon. Mais bon, fnac oblige, a 20e le dvd, faut en vouloir… Avis aux amateurs!
RépondreOuh là !… Je ne partage absolument pas l’avis de cette critique !!!
RépondreREC est un film nerveux, flippant, original, que j’ai adoré du début à la fin…
Quant à cette phrase: “Ah ! Angela. Elle est jolie la petite blonde, mais on n’ira pas lui remettre un oscar pour son interprétation toute en non-nuance”, elle tombe plutôt mal puisque Manuela Velasco (Angela, donc…) a reçu le Goya (César Espagnol) de la révélation féminine.
Et à titre personnel je la trouve excellente est très naturelle dans son rôle…
Les gouts et les couleurs…
(et bienvenue)
RépondreConcernant Manueal Velasco, je n’ai pas vu d’autre film avec elle, je veux bien admettre que son personnage m’a tellement tapé sur les nerfs que ca a fini par déteindre sur l’actrice. Maintenant je n’ai pas trouvé que son personnage évoluait beaucoup dans le film, elle crie au début, elle crie à la fin et elle passe son temps à dire “filme, filme”, sans changer d’interpretation. On va dire que je n’ai pas jugé toute la palette de ses talents dans REC.
Pour le reste, la nervosité de la shaky cam je n’adhère pas, l’originalité d’un blair witch en huis clos, je n’adhère pas et le film ne m’a pas impressionné mais au contraire terriblement énervé.
Merci pour ton avis en tout cas
Dingue, je découvre votre site par biais d’allociné, et en lisant vos critiques j’ai vraiment l’impression d’avoir regardé d’autre films…
Il est évident que les gouts et les couleurs ça ne se discute pas. Moi j’ai aimé. Pas celui du genre que je préfère, mais au moins il a le mérite de proposé quelque chose de nouveau. D’ailleurs il a eu quelques prix a plusieurs festivals si je ne m’abuse…
et personnellement je suis tombé sous le charme de manuela velasco qui je trouve remplie très bien son rôle.
Répondrec est pas un film de zombie, mais dans le meme délire caméra portée, faux doc, j ai largement préfére cloverfield. Là çà tourne en rond.
RépondreDésolé de re-rentrer dans un débat VO/VF, mais la version originale (en espagnole donc) montre vraiment le très faible jeu d’actrice de la blonde dont j’ai la flemme de copier/coller le nom.
Elle parle fort, vite, gesticule sans arrêt, parle plus fort et encore plus vite. Je l’ai trouvé insupportable, et je ne parle pas du perso, mais vraiment de l’actrice. Les autres acteurs (pompiers, etc.) ? Super-mou dans l’intonation. Les mecs jouent la peur comme moi quand je pousse au toilette (oh no ! nooooooo !!).
Trucage minable, scénario bidon par manque de moyen… Être enfermé dans un petit immeuble devrait donner une sensation de claustrophobie, voir se sentir pris en otage… Je n’ai rien ressenti avec ce film si ce n’est l’envi de foutre une baffe à l’actrice et de lui demander de prendre des cours de théâtres.
La blonde a été récompensé en Espagne ? C’est vrai que le cinéma espagnol est tellement reconnu mondialement que leurs récompenses font de l’ombre aux Oscars !
Envie d’un vrai film de zombis avec vue à la première personne ? Passez votre chemin et retournez voir l’oncle Romero et son Diary of the Dead !
Dans TOUS les films de zombis, j’y ai toujours vu une morale, une critique, une parodie. REC, rien, juste une blonde très intelligente physiquement (NIAM, tu aurai pu prendre un screenshot à quelques secondes plus tôt de la witch, son intelligence était plus mise en valeur !).
RépondreAutant on est pas du tout d’accord sur Zombieland, autant la je te rejoins totalement.
RépondreJ’ai vu le film en VO donc je ne sais pas si la VF rend tout ca plus digeste, mais clairement en espagnole les intonations ne trompent pas.
“(NIAM, tu aurai pu prendre un screenshot à quelques secondes plus tôt de la witch, son intelligence était plus mise en valeur !).”
Mouais j’ai vu mieux.
RépondreOn fait avec les moyens du bord pour quelques petits milliers d’euros en prod !
Répondreperso la devise du film je la trouve un peu perav.. Fuir, se cacher d’accord, mais ne jamais ceser de filmer… dans une situation pareil ca me viendrais meme pas a l’esprit.. J’aurais plutot envie de leur balancer ma camera en travers de la geule dans les escaliers a la fin.. ‘fin bref le style Blair Witch ca a marché une fois et ca sera la seul…
Répondre…et je parle meme pas du jeux de la fille
Une question : pourquoi dire que tous les films c’est d’la merde? J’ai bien mon idée sur la question, et j’vais vous la faire partager (j’ai vraiment rien d ‘autres à foutre de toute façon) :
- vouloir nous faire croire que vous êtes un expert en la matière. Tellement vu de film, tellement blasé, tellement pétri de talent, que tous vous emmerde (une corde et un tabouret sont requis dans ce cas précis)
- ou bien, vous n’aimez vraiment pas ces films, et je ne saurais que trop vous conseillez d’arrêter là =)
Bien que les gouts ne se discute pas, mais se partage ou non, là en l’occurence, c’est complètement n’importe quoi que de dire (j’abrège, mais j’en ai déjà marre d’écrire) que c’est de la merde du début à la fin.
RépondreDonc vous me conseillez de me suicider ou d’arrêter de regarder des films ? Humm, c’est gentil comme tout ça.
RépondreJe vous invite à lire l’intégralité de mes chroniques (et oui, on ne juge pas un “auteur” en lisant qu’un seul de ses papiers), vous verrez que je sais aussi dire “roh, ça défonce”.
REC m’a profondément ennuyé, tout comme zombieland ou survival of the dead. Je ne les considère pas comme des bons films, ce qui en soi ne veut pas dire que je n’aime rien.
J’ai été gentil, j’ai répondu à votre troll velu, ayez la délicatesse de ne pas poursuivre dans cette voie.
Amicalement, ton ami virtuel qui t’aime.
Alors j’ai du mal à vous comprendre…
RépondreÂ
Si pour certains ce film est une merde , alors celons moi la totalité des films de zombie et d’horreur le sont !
Finis les scène gore inutile vue vue et revue , les ados attardés qui ont toujours la bonne idée de ce disperser et la musique à deux balles s’encer nous faire bondir à chaque fois que Mr Slasher veux bien ce montrer…
Le jeux d’acteur est plus que correct, le film est angoissant,l’horreur subjective,et en plus c’est Espagnol, Ã mis chemin entre 28jours et Blair witch
Â
Pour ce qui est de “En quarantaine” , une honte ,le même film copié/coller scène pour scène , aucun intéret ,foutu yankee…
@16 – Tétanos : Et quand je pense que certain parle de “vrai film de zombie” en évoquant Cette merde ignoble de série B qu’est Diary of the dead…
RépondreComme toute la cinémato de Mr Roméro d’ailleurs , des acteurs bidon , des prises de vue à la super 8 par un mancho,du Ketchup en guise de sang,et un scénario… olala !
“mais non… c’est un chef d’œuvre ya une critique sociale… ” Moi ça me dépite.
Â
@17 – Tétanos :diarrhéeof the dead
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