Stubbs
On en a parlé dans une news précédente (à linker lorsqu’elle sera publiée), Stubbs the zombie est un jeu sorti en 2005. Mais qui se cache derrière cet inconnu au teint verdâtre au nom douteux et à la mine affable? Inconnu, il l’est certes; car passé inaperçu en France lors de sa sortie qui n’a pas eu lieu chez nous autres, pauvres habitants du polygone à 6 cotés. (Si vous n’avez pas compris la phrase précédente, Stubbs à déjà du goûter à votre délicieux cerveau. Je traduis donc: Stubbs the zombie n’étant pas sorti en France, c’est normal qu’il ne soit pas connu chez nous) D’emblée cela pose un problème insolvable à tous ceux d’entre vous qui n’aime/ne comprennent pas l’Anglais car c’est bel et bien la seule langue disponible
Commençons par la fin, Edward Stubblefield était un brave fermier américain sauvagement assassiné en

Une classification méritée
1933. Il sort de terre bien mort-vivant en 1959, sous le sobriquet de Stubbs et pour lui tout à changé. Le voici projeté dans le futur tel qu’on pouvait l’imaginer en 1933, Cadillacs volantes et robots domestiques sont partout. Et le voici pris en main par une Robot-Guide-Touristique qui veut absolument vous faire visiter la très moderne ville de Punchbowl.
Ce rapide tutorial met tout de suite dans le bain: Stubbs, c’est du second degré sanglant à souhait, on étripe on démembre et on tabasse à tout va. Graphiquement c’est très réussi, les animations sont très bonnes et assez variées. Les modèles sont de qualité, notamment grâce à l’utilisation massive de textures goût bump-map. On sent comme une ressemblance avec un certain Halo premier de la dynastie. Ressemblance? Wait a minute…

Stubbs, une tête impayable mais un charisme imparable
Même moteur, même producteurs ? Oui mais surtout même problème: un jeu pensé pour Xbox et non pour PC: c’est là le défaut le plus dérangeant. Malgré ma configuration récente qui me permet de jouer confortablement à toute sortes de jeux, Stubbs n’a jamais dépassé la barre des 30 images par seconde, et varie plus régulièrement entre 20 et 10. L’horreur! Un comble pour un jeu de Zombie. Autre petit défaut mineur hérité de son papa, les animations faciales sont rigides, décalées voire parfois inexistantes. Pour tout dire, on s’en fout, de toute façon un zombie ça ne parle pas, sauf pour dire “Braaaainnns“.
A propos de parlotte, parlons un peu de l’audio. Les bruitages sont très réussits, ce qui ajoute au charisme de ce cher cadavre. Une mention spéciale au doublage de Stubbs lui même pour ses grognements très convaincants, mais surtout pour le trublion qui à écrit les dialogues. Que ce soit ceux des civils, des ennemis ou des autres Zombies (d’autres? –et oui, on y vient) c’est tout simplement hilarant. Pas besoin d’attendre les cutscenes pour rigoler, et ça c’est bien. Morceaux choisis:

Retourner toute une ville avec une bande de potes boiteux. Un vieux rêve.

Hey! I used to shoot with that arm!
“Don’t eat my throat, no don’t… Oh? Thanks” ou “Hey this was my favourite arm!” . La musique est également au rendez vous, pour tout dire je rédige même en écoutant la bande originale tellement c’est du bon. Outre le très stupide mais très bon “Lolipop” que l’on peut supporter pendant le trailer, on à la reprise “Mr Sandman” par Oranger, de “Everyday” par Rogue Wave ou même du The Dandy Warhols. Sympa, et toujours dans l’ambiance déjantée du jeu.
Pour arracher des bras, Stubbs est fort, tout comme pour manger des cerveaux. Sachez par ailleurs que chaque être humain tué à coup de zombie se transformera à son tour… même s’il n’est pas entier. Les nouveaux zombies se comportent comme ce qu’ils sont: des sans cerveaux heureusement il est possible de les contrôler: le pousser le fera trotter tout droit pendant un bon moment, siffler regroupera tous vos nouveaux amis. Très utiles pour encercler l’adversaire, ils servent généralement de chair à canon, par contre le sentiment de foutre la ville sans dessus-dessous est génial.

L'inoubliable démarche de monsieur Stubbs
Pour le gameplay c’est varié et bien foutu, on peut commander ses troupes, castagner avec nimporte qui, bouffer du cerveau, jeter son foie comme grenade, lancer un bras pour contrôler un ennemi (attention les morts par arme ne se transforment pas!), péter pour étouffer les gens ou même prendre un véhicule de combat. Bref on s’éclate, et bien plus que dans un GTA.
En conclusion, je ne sais même pas pourquoi vous êtes encore en train de me lire au lieu de vous ruer sur la démo. Graphiquement, c’est vieux mais c’est pas moche, le gameplay est varié, le scénario déjanté et le tout est marrant à jouer et à voir, la musique sonne bien et les voix aussi. Si je devait le résumer en une phrase ce serais “ma plus grosse poilade depuis Giants: Citizen Kabuto”, et ce n’est pas rien. Pour peut que vous ayez une machine solide, et un niveau minimum en anglais vous n’avez d’autre choix que de l’acheter, ou d’être à jamais un homme de bien mauvais goût. Je finirais sur cette très belle phrase qui ouvre le test d’un lecteur de JV.com (lecteur, hein? pas pigiste) “Si je devais comparer Stubbs The Zombie in Rebel Without a Pulse (PC) à quelque chose, ce serait un toast au saumon fumé à moitié grillé et sans échalote” (source). Bon jeu!

Vos copains se débrouillent parfois seuls

Un air de "la chose" façon Famille Adams

Débile? Ou génial!

Un air de Mickael Jackson mort-vivant... Plutôt d'actualité en fin de compte.





1 commentaire
Le jeu est sorti en france!
RépondreJe le sais de source sure étant donné que je l’avais acheté à l’époque sur xbox! (il est d’ailleurs toujours dispo sur le xbox live dans la section “originals” au même titre que quelques autres bons jeux pour la somme de 1200 points microsoft soit 15 euros)