Cryozone
J’ai récemment eu l’occasion de mettre les mains sur l’intégrale de Cryozone, une bande dessinée dans laquelle le scénario de Thierry Cailleteau est illustré par Denis Barjam. C’est sorti chez Delcourt il y a un moment déjà (début 1996) mais cela reste trouvable et abordable dans n’importe quel magasin qui s’intéresse un peu à la BD. Sachez qu’une réédition est parue en 2005 regroupant les deux tomes (Sueurs Froides et Syndrome Z) et permet ainsi d’avoir un chouette récit complet pour une trentaine d’euros.
Le pitch est simple mais efficace : un vaisseau rempli de milliers de colons cryogénisés est envoyé coloniser l’espace tandis que quelques centaines de membres d’équipage veillent sur leur sommeil. A la suite d’un fâcheux incident, les colons doivent être réveillés en urgence, mais sont visiblement contaminés par un mystérieux virus.
Tous les éléments sont là  pour un bon scénario : un espace confiné, des survivants sous tension avant même le jour Z, l’isolement, une intrigue autour d’un virus, d’étranges tractations de multinationales et bien sûr des Zombies. Le scénario avance de lui même et arrive à tenir en haleine malgré quelques passages un peu longs. On évite au passage l’idée de l’invasion de Zombie inexpliquée, et une réelle intrigue s’occupe d’entrainer le lecteur au fil des pages.
Le trait de Barjam, sans être exceptionnel sur cette série, est tout à fait honorable et retransmet très bien l’atmosphère confinée et les décors spatiaux. On reprochera peu être le manque d’illustrations en pleine page mais on appréciera par contre la foule de détails qu’un tel fan de space-opéra peut apporter. Les personnages sont accrocheurs et charismatiques et les décors ne sont pas lassant malgré le lieu de l’intrigue. Pour ceux qui aiment la tripaille et la couleur rouge, sachez qu’on est bien loin d’un niveau de gore comparable à Walking Dead ou tout autre série dédiée au Zombies.
Dans l’ensemble Cryozone est un très bon moment à passer entre le space-opera et la littérature zombie. On regrettera cependant que les auteurs soient tombés dans un certain nombre de clichés, notamment concernant les personnages (le méchant professeur, le Marine patriote…). Si vous aimez le genre, sachez qu’il donne la pleine mesure de son talent dans Universal War One, en six tomes chez Soleil. Pour finir, disons que même si Cryozone peine à trouver sa place entre les deux genres il n’en reste pas moins un bon récit de science fiction maniant agréablement l’idée d’un jour Z là ou personne ne vous entends crier.










3 commentaires
Moui, j’avais pas lu ton article mais ça m’a l’air plutôt pas mal ce machin là … Vais me le prendre demain si dispo chez truc.
Répondremoi j’avais lu cette bd l’année de sa sortie et franchement, ça m’avait beaucoup plu! seule du genre en france à cette date. bien décalée, notamment la fin du tome 1 où l’on sent que tout part en vrille (un clin d’oeil à evil dead si je me souviens bien). à noter de belles couv et du desing sf signés Manchu (un des meilleurs illustrateurs de sf en france). bd à lire sans hésiter malgré un dessin un peu rétro à ce jour.
RépondrePerso, j’ai les deux tomes, et ils sont géniaux! Et pis c’est Bajram, quand meme… l’auteur de la plus grande série de BD SF jamais dessinée : UW1!!!
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