Orgueil et préjugés et zombies
Pour ceux qui n’ont jamais lu le livre, Orgueil et Préjugés traite de l’éducation des femmes et du mariage dans la bonne société anglaise du XVIIIème et XIXème siècle. Ces thèmes sont abordés avec humour et romantisme.
L’histoire suit la famille Bennet, issue de la petite bourgeoisie provinciale anglaise, dont la mère cherche à marier au mieux ses cinq filles. Le personnage principal de l’intrigue est incarné par Elizabeth, la deuxième fille sur les cinq que compte la famille.
C’est alors que M Bingley, un membre de la haute société anglaise, fait son apparition dans leur bled de campagne. La mère Bennet arrive, non sans quelques maladresses, à prévoir une union entre ce riche monsieur et Jane Bennet, sa fille ainée.
Mais M Darcy, l’ami de M Bingley, estime que la famille Bennet n’est pas assez bien et tente de remplacer Jane par sa propre sœur.
Elizabeth Bennet se rend vite compte que M Darcy est à l’origine des malheurs de sa sœur, ce qui la conduit à cultiver une certaine aigreur envers lui. Mais entre la haine et l’amour, il n’y a parfois qu’un pas.
Avril 2009, Seth Grahame-Smith (SGS) publie le remake ultime, Orgueil et préjugés et zombies (Pride and Prejudice and Zombies). De quoi bousculer les classiques.
Le postulat de base est des plus simples, SGS a repris le livre de Jane Austen (libre de droit depuis) et a saupoudré des zombies par-dessus. Le livre est donc à 80 % du Jane Austen classique comme étudié dans toutes les universités de lettre du monde et 20% de conneries avec des zombies.
Alors qu’est ce que ce mélange particulier peut valoir ?
Avant tout, sachez que nous ne sommes pas un site spécialisé dans la critique des classiques anglais du XIXème siècle donc nous ne nous pencherons pas sur le livre original de Jane Austen. Restons modestes.
Exercice périlleux que de ne parler que de 20% d’un roman, mais il en faudra plus pour nous effrayer !
SGS a donc repris le roman de Jane Austen et a modifié quelque peu la toile de fond. Nous sommes toujours dans la campagne anglaise, on imagine du brouillard, de l’humidité, de l’herbe grasse mais, bonus apocalypse, les morts se sont mis à marcher, et ce, depuis déjà quelques années.
Toute l’Angleterre est donc frappée par un curieux mal qui empêche les morts d’être tranquilles et les refont immanquablement revenir à la vie.
Face à cette situation, Papa Bennet a vite pris une décision, il a fait de ses cinq filles des guerrières afin qu’elles survivent à ces « innommables » zombies. Nous apprenons ainsi indirectement que leur entrainement a eu lieu en Chine dans un temple Shaolin et qu’elles maitrisent les arts martiaux meurtriers des moines bouddhistes (plus quelques trucs de ninja). Forcément, d’un coup vous prenez conscience du niveau hautement improbable de ces 20%. Des zombies et du kung-fu (oui bon je n’y connais rien en arts martiaux shaolin machin – no offense), voila comment SGS agrémente les bals et son thé.
Néanmoins, malgré l’aspect assez terrifiant, cette cohabitation entre le classique du XIXème et le n’importe quoi du XXIème passe sans problème.
Il faut le reconnaître, SGS a fait, avec ce remake, un véritable travail d’orfèvre. Le roman est cohérent et les ajouts se font presque oublier. Au final ils ne dénaturent aucunement l’œuvre originel.
Ce livre reste donc l’histoire de Jane et Lizzy, tiraillées entre la nécessité de faire un bon mariage ou un mariage d’amour. Dans la version 2009, Lizzy suit un code d’honneur asiatique qui lui donne parfois des envies de meurtres, là ou la version de 1813 se contentait d’une touche d’humour et d’esprit.
Peut-on vous le conseiller ? Cette simple question appelle à une réponse multiple.
Avez-vous déjà lu Orgueil et Préjugés ? Oui ? Si vous avez adoré, vous risquez soit de crier au blasphème, soit de relire avec amusement votre roman préféré. Ca dépendra donc de votre ouverture d’esprit.
Vous ne l’avez jamais lu ? Attention, le livre original subsiste malgré tout (comme les zombies), histoires de filles à marier et romantisme à l’anglaise restent le maitre mot de ce roman, donc ne vous attendez pas à un livre de zombies apocalyptique.
Mais ca vous permettra peut être d’aborder avec un peu plus d’intérêt un grand classique de la littérature anglaise.
Bref, ni bon ni mauvais, ce livre est une expérience, plaisante, mais pas transcendantale (enfin pour ca y’a le LSD).
En tout cas, le livre a été traduit en français fin octobre chez Flammarion, donc il est à la portée de tous. Voila un cadeau de noël rêvé pour initier votre mère ou votre grand-mère aux joies des « innommables » (et du kung-fu jujitsu karaté kid panda).
Et pour finir, sachez que face au méga-succès aux États-Unis, un prequel du roman est en préparation cette fois 100% inédit. Sortie prévue milieu 2010.
« O, dear god ! Ces Américains sont si vulgaires à toujours profiter du moindre succès. What a pity ! »






4 commentaires
Très bon papier, mais attention il reste quelques résidus de copier/coller malheureux…
Confraternellement.
RépondreOups, effectivement, c’est corrigé.
RépondreMerci
Très sincèrement, j’ai vraiment pas aimé. D’ailleurs je me suis arrêté à peu de chose près à la moitié. Je trouve que le “zombies” est vraiment usurpé. Je trouve que c’est limite du foutage de gueule, on ne fait que en parler durant toute la moitié du livre mais rien ne se passe. Un massacre, et une infection, quelques démembrements mais c’est franchement pas folichon. :/
RépondreEt puis, Orgueil et Préjugés avec du Kung-Fu… Toute l’intrigue zombie tombe dans la facilité vu que tout (en tout cas la plupart) les intervenants ressemblent à une machine de guerre surhumaine ayant chacun la réputation de Dieu de la Guerre exterminant les zombies par centaine et au final, dès que des zombies se pointent, ils se font ratatiner directement et puis on revient à l’intrigue de base d’Orgueil et Préjugé… Pas très excitant. Enfin, c’est vraiment fade. Ayant lu Orgueil et Préjugé sans plaisir, je m’attendais à une bonne tranche de WTF qui me réconcilierait avec l’Å“uvre bisounours (c’est complètement subjectif, hein ^_^ pas taper), bah non… C’est nul…
Bon, vu que j’en suis justement à la moitié du bouquin j’en profites pour donner mon avis.
RépondreJe ne penses pas le finir, ou alors avec beaucoup de mal (limite parce que je l’ai quand même payé et que j’aurais au moins découvert ce “classique anglais”)
Pourquoi?
Tout simplement parce que ce livre est chiant a souhait. Avant de voir apparaitre les quelques zombies, l’intrigue tourne autour des bonnes manières de la société anglaise, et honnêtement c’est chiant. 10 pages a parler du bal de machin, 10 pages a parler du banquet de bidule, 10 pages a parler du mariage arrangé de truc, et 2 pages à parler d’un zombie qui pop par ci par la. C’est clairement un roman a lire si vous êtes intéressés par l’Å“uvre de base, mais qu’elle passerait mieux avec du zombie, mais pas l’inverse. Si comme moi le mot zombie vous suffit pour acheter, vous serez assez déçus, car ils sont peu nombreux, sortent de terre de n’importe ou (sacrilège) et n’apportent strictement rien à l’histoire, à savoir une histoire chiante de base.