Survival of the Dead
Et le voila, le sixième film de zombie de Monsieur George Romero. Intitulé Survival of the Dead, vous y survivrez surement, par contre c’est une toute autre chose pour notre Papy Zombie.

A l’occasion de la sortie de ce sixième opus, profitons-en pour dresser une courte rétrospective (certains diront un hommage) de ses productions zombiesque.
Tout commence en 1968 avec le monochrome Night of the Living Dead. Romero se lance alors dans les zombies par défaut lui qui avait alors comme projet d’adapter les vampires d’I am a Legend. C’est aussi par défaut que le premier rôle masculin du film est un afro-américain. Il est choisi non pour sa couleur de peau mais pour son jeu d’acteur.
Dépoussiérant les films de zombie et les mettant au gout de l’époque, ce premier film deviendra au fil des années un classique, le premier film “moderne” de zombie.
Rapidement aussi les critiques voient dans ce premier film de Romero un aspect social voir politique. Il faut dire que l’année de sa sortie Martin Luther King est assassiné et la lutte pour les droits civiques bat son plein.
Facile a postieri d’identifier le personnage de Ben comme une image des remous qui agitent la société américaine, même si rien n’indique clairement cette volonté chez le réalisateur.
Néanmoins le mythe Romero est né : zombies et critique sociale. Ça ne le lâchera jamais.
Dix ans plus tard, Romero fait toujours du cinéma, même si ses films suivants ne rencontrent pas le succès de NOTLD. Il revient alors au film de zombies en livrant Dawn of the Dead (aka Zombies pour les européens).
Le cinéma est passé à la couleur et la société entre dans la consommation de masse, le film de Romero surfera sur ces deux tendances avec de jolis zombies la tête barbouillé de maquillage bleu errant dans un supermarché.
En 1985 la première trilogie se conclut avec Day of the Dead dans un monde sans vie où les derniers survivants se terrent dans des abris souterrains dominés par des militaires et des scientifiques.
Zombies et critique sociale.
La renommé de Romero n’est alors plus à faire, il est le maître des films de zombie au point que personne ne parle de ses autres films.
20 ans après Day of the Dead les zombies ont été largement martyrisés et tournés en dérision dans les comédies des 80’s mais heureusement les jeux-vidéo des 90’s, notamment Resident Evil, leur redonnent quelques couleurs.
Le cinéma se ré-intéresse alors aux zombies et le remake en 2004 de Dawn of the Dead par Zack Snyder permettra à Romero de sortir du placard.
En 2005 il marque donc son retour avec Land of the Dead, film très attendu par les fanatiques. C’est le retour de la formule magique Romerienne : Zombies et critique sociale.
Pour les zombies, ils sont là , mais ils apparaissent bien tristounes, surtout depuis que Danny Boyle a involontairement amené le genre vers des infectés ultra énergiques et impitoyables.
Les zombies old school de Romero sont bien inoffensifs.
Pour ce qui est de la critique sociale, les leçons manichéennes mises en scène par Romero manquent de finesse et font rapidement chavirer ce nouveau film dans la série B nanarisante.
En 2008, Romero remet le couvert avec Diary of the Dead et toujours et encore du zombie mou du genou et de la critique sociale navrante. 7 ans après 9/11, Romero découvre la société contemporaine où la sur-information a supplanté la sur-consommation. Il axe donc son film sur cette question avec une bande d’étudiants qui filme l’apocalypse en caméra DV. Le film a le mérite d’être dans l’air du temps alors que Cloverfield et REC utilisent le même procédé de tournage, mais quelle déception. Le scenario est soporifique et comme dans Land of the Dead, la critique sociale vire à la parodie.
Le mythe Romero a du plomb dans l’aile et sa Diarrhée des morts ne fait rêver que ses fanatiques et les puristes.
2010, après les coulées diarrhéiques (merci Ali) Survival of the Dead débarque telle une vesse confirmant la fin d’un règne avec une sortie en straight to VOD/DVD sans passer par la case Grand Ecran.
Fail of the Dead.
Après une telle introduction les lecteurs les plus fébriles auront déjà désertés cette critique. Afin de récompenser les plus vaillants d’entre vous, il est temps de parler véritablement de cette nouvelle œuvre Romérienne. Survifail of the Dead, nous voici !

Romero c’est donc du zombie et de la critique sociale, formule magique devenue carcan pour notre pauvre homme aux grosses lunettes noires (regarde ces binocles !).
Je vous rassure, les zombies sont bien là . Toujours aussi lents et toujours aussi inoffensifs, ils sont peu nombreux et ne servent qu’à mettre en scène des mises à mort.
Ces mises à mort de zombies se veulent donc imaginatives, elles apparaissent au final totalement artificielles, mal amenées et très déjà -vu. De quoi impressionner uniquement les spectateurs avec un hymen intact.
A l’inverse de la grotte où Yoda avertissait Luke par un « Tu auras peur ! », les zombies de ce film ne vous feront jamais sursauter. L’ambiance y est détendue comme dans un Dora l’exploratrice (mais sans LSD) et l’humour y est totalement absent (ben ouais, c’est sans LSD). Ce n’est pas faute d’avoir placé quelques gags mais ils sont dignes des cartoons de notre enfance, tarte à la crème et bâton d’explosif – oh oh oh.
Bon ok, les zombies sont un prétexte, mais on pouvait s’en douter. Le pauvre Romero traine ses zombies tel un boulet. S’il veut faire du cinéma, les producteurs avides d’argent ne lui filent les clés du studio qu’à condition qu’il tourne du zomblard. Du coup, les zombies sont un prétexte… pour faire d’autre film.
Car le sujet de ce film, ce ne sont pas les zombies. Non, c’est l’histoire, la dénonciation, la c-r-i-t-i-q-u-e S-O-C-I-A-L-E §§§§§§§
Après le racisme, la sur-consommation, l’argent cay pa bo, les méchants militaires, les méchants scientifiques, les méchants riches, les méchants médias… hum que reste-t il à dénoncer ?
Fail of the Dead c’est donc l’histoire d’une petite île (putain enfin le pitch enfoiré de bâtard) où deux familles de dégénérés se chamaillent depuis des siècles. Cette lutte est incarnée par les deux chefs de famille.
Sur le continent, nous retrouvons le soldat de la garde républicaine qui avait braqué la bande de crétins dans Diarrhée des morts. On nous explique qu’en fait il est cool et qu’il a fait ca par nécessité. Aujourd’hui il survit comme les autres dans un monde peuplé de bisounours en décomposition.
Peu importe pourquoi et comment, ce dernier se retrouve avec ses copains soldats sur la petite île de merde où les deux descendances de pécheurs écossais dégénérés par des siècles d’inceste se font la gué-guerre.
Notre soldat au grand cœur devra alors choisir un camp, mais mouaaaaaaahhhhhhhhhhhhh la vie est injuste et quel camp est le bon ? Pire, et si aucun camp n’était dans le vrai ? (vous avez 4hr, max 5 pages écrite en encre noire, merci)
Fail of the Dead reprend donc toutes les dénonciations des films précédents en se focalisant plus particulièrement sur le thème « La guerre cay malle ».
En cadeau bonux on notera aussi les pseudos interrogations métaphysiques sur les zombies sont-ils intelligents ? Ne pouvons-nous pas vivre tous en harmonie ? etc. Mais entre deux gags foireux, la réflexion a du mal à se frayer un chemin.
Conclusion : navrant.
Voila, j’arrête avant le ragequit. Ce film est sans intérêt. Le scenario est mal mené et soporifique, les zombies sont ridicules, la thématique est ultra déjà -vu et le traitement est digne d’une rédaction de CM1.
George Andrew Romero, on t’aime bien, mais pitié arrête les films de zombies.
Messieurs les méchants des studios, LEAVE GEORGE ROMERO ALONE§§
Réalisé par George A. Romero
Avec Kathleen Munroe, Alan Van Sprang, Athena Karkanis
Année de production : 2009
En VOD aux US, en DVD bientôt partout, en salle surement jamais en Europe (sauf exception).






23 commentaires
Ça fait un peu de la peine quand même. Autant j’ai quand même pas mal apprécié Land of the Dead (Dennis Hopper quand même), autant je me suis vraiment fait chier comme un rat mort devant Diary of the Dead. Ce nouvel opus me semble mal engagé à lire tout ça, mais pourtant je pense que je passerai la main au porte-feuille quand même.
RépondreCe doit être mon côté fanboy mais malgré la claire baisse de niveau de ses derniers films je ne me fais jamais chier devant un Romero…
RépondreMême chose, j’ai plutôt apprécié ses deux derniers films, même s’il y a eu clairement une baisse du niveau. Mais là j’ai vraiment du mal avec ce film, j’ai beau me forcer à regarder trailers etc, bof ça m’attire pas.
RépondreÇa se matte vite, ca laisse totalement de marbre et on l’oublie aussitôt mais bon, les films de Romero sont un peu un passage obligé quand même.
RépondreEst-ce que c’est parce que c’est un Romero, ouh!, un peu lourd le début de ma phrase, mais bon, j’ai bien aimé, bien que c’est pas un de ses meilleurs.
RépondrePar contre ça me paraît réducteur de résumer le travail de Romero à “des zombies et de la critique sociale”! Romero n’est pas un pamphlétaire forcené à la Michael Moore mais plutôt un artiste qui à travers le cinéma de genre projette un instantané de la société américaine, mettant à jour ses doutes et ses contradictions, révélant ses peurs et ses espoirs. Son travail relève de fait bien plus de l’analyse sociologique que de la critique sociale. Et ce travail d’étude sociologique se double toujours d’une analyse de la psychologie et de la nature humaine. Romero tente en effet de décortiquer le fonctionnement de l’être humain dans un état de nature artificiellement recréer par l’arrivé des zombies: comment l’homme se comporte-il lorsque la société et les conventions s’effondre et que seule la survie importe? Au final je conseille la lecture du livre Politique des zombies, dont la rédaction fut dirigée par JB Thoret, qui est selon moi un outil fort puissant pour mieux comprendre l’Å“uvre de Romero qui ne peut se comprendre simplement en terme de zombies et de critique sociale.
RépondreEn prime voila ma critique du dernier Romero:
RépondreSurvival of the dead avait la réputation d’être le pire film de Romero c’est pourquoi je l’ai regardé avec beaucoup d’appréhension pour sortir du film étonnamment surpris. Certes le film souffre d’un manque de moyens flagrant mais Romero signe tout de même un film très personnel à la réalisation soigné (la photo en particulier est magnifique) et à l’humour noire omniprésent! Romero en est à son sixième film de zombies, il a fait le tour du sujet, l’a abordé sous tout les points de vue et continue de réinventer le genre tout en souplesse et en subtilité. Ce Survival of the dead, qui mélange western et films de zombies, dresse le portrait d’une société rongée par la peur et la haine au milieu d’un monde hostile qu’elle ne comprend pas et n’arrive pas à maitriser. De fait les habitants de la petite île servant de décor à ce dernier Romero sont une fois de plus le reflet subtile d’une société américaine plus désorienté que jamais alors que les USA sont embourbé dans une guerre irakienne dont plus personne ne comprend vraiment pourquoi elle à commencer tandis que la société US elle même de plus en plus fragmentée souffre de ses profondes inégalités. Mais Romero peine tout de même à donner à son film le rythme et le dynamisme qui lui permettrait de décoller véritablement tandis que ses personnages versent un peu trop dans la caricature. Romero avec se Survival fait ce qu’il aime pour mon plus grand plaisir et s’amuse avec les spectateurs nostalgique des films de zombies old school. Les autres s’ennuieront probablement devant un film un peu trop lent, empli de clins d’Å“il obscurs mais manquant cruellement de pèche lorsqu’on le compare aux films de zombies les plus récents!
Bravo PEP, et merci pour cete belle critique.
RépondreIl aurait ete marrant de voir les réactions si le film avait été diffusé sans qu’on sache que Romero était derrière.
RépondreJe doute fort que PEP y aurait alors vu tout ce qu’il a reussi à voir dans ce film, notamment “le portrait d’une société rongée par la peur et la haine au milieu d’un monde hostile qu’elle ne comprend pas et n’arrive pas à maitriser [...] une société américaine plus désorienté que jamais alors que les USA sont embourbé dans une guerre irakienne dont plus personne ne comprend vraiment pourquoi elle à commencer tandis que la société US elle même de plus en plus fragmentée souffre de ses profondes inégalités”.
C’est possible que cela joue un peu et prétendre le contraire serait malhonnête puisque le nom de Romero pousse à creuser et à tenter d’y voir plus clair dans le propos du film.
RépondreMais d’un autre côté on reconnaît clairement la patte du papy dans le film (humour noir, dialogues incisifs, zombies lents, caméras posées, images travaillés, relent de série B, propos sociologique, relations ambiguë de certains protagonistes vis à vis des zombies…). Certes le film possède de nombreux défauts et est à mon sens le moins bon de Romero mais si le film avait été diffusé sans que l’on sache que Romero était derrière je pense que la plupart des fans du papy auraient tiqué devant tant la patte du maître est présente dans son dernier film.
Après je pense aussi que depuis Diary (certains diront depuis Land), les films de Romero sont tellement en décalage par rapport au reste de la production de films de zombies (pas de franche déconnade à la Zombieland, Shaun of the dead, Danse of the dead… ni de flots de violence et de testostérone à la 28 weeks, Dawn of the dead, REC…) qu’ils ont tendance à paraître parfois un peu mous et vieillots et que tout le monde crient au films de trop ou au navet sans intérêt puisqu’ils ne sont ni des parodies (très à la mode depuis Shaun of the dead) ni des films très speed, gores violents (très à la mode depuis que les zombies se sont mis à courir).
Dès lors je comprend parfaitement que ses derniers films puissent ne pas plaire mais je trouve injuste de rabaisser le travail de Romero sous prétexte qu’il ne rentre pas dans les canons actuels du film de zombie. Après tout sa première trilogie non plus et pourtant je la regarde encore et encore sans jamais m’en lasser..
Best résumé ever de la ciné-vie de notre Ro-Ro. J’attendais ce film avec impatience, je ne savais même pas qu’il était sorti en direct to DVD. Je pense que pour compléter ma collection je vais l’acheter quand même, mais c’est malin, maintenant je suis pleine de désillusions.
RépondreAu fait, Day of the Dead c’était pas plutôt 85 ? Comme j’ai la flemme de vérifier, je te laisse dans l’angoisse la plus profonde.
Ah ouais merde c’est 1985, je corrige, merci
RépondreJ’avoue que ca me fait un peu peur toutes ces critiques négatives, bon il y en a des positives tout de même. Mais j’attent de voir, mais pour la première fois, je ne suis pas pressé. C’est triste…. mais l’histoire me paraît naze, un film fait trop vite. J’avais adoré Diary of the dead, alors avec un peu de chance j’aimerai celui ci, mais j’en doute.
RépondreDepuis land of the dead romero devient de plus en plus sénile. Je ne dirai qu’une chose, zombie ou pas faut lui tirer une balle dans la tête. Dans ce film il a même osé nous pondre une zombie qui monte à cheval, chose complétement absurde !!! Un cheval s’affole quand il sent un cadavre, c’est connu pourtant, faut croire que romero ne le savait pas, il est sénile je vous dit. Faut l’abattre !! En tout les cas, personnellement je n’ai plus aucun respect pour ce vieux bonhomme….
Répondresalut. Ton article est tout pourri quand meme! déja les fautes d’orthographe, aucune recherche d’arguments pour critiquer les films, et tu te base sur un pitch! travail totalement foireux. apres, peut-etre, et meme surement, ce film ne sera pas aussi bien que Zombie , mais l’histoire chez Romero n’est pas la premiere nécessité! Enfin, je serais peut etre de ton avis en voyant ce film ( car je vais au moins le voir avant d’en faire une critique raté). A tout ceux qui veulent faire des critiques, faites les bien, et la on vous écoutera, on vous lira…
RépondreBon, je passe sur le coté scatophile de ton commentaire et je rebondis juste sur “l’histoire chez Romero n’est pas la première nécessité”.
Le scenario mis de coté, quel est donc la première nécessité dans un film de Romero ?
(je prépare le Pop Corn, ne me déçoit pas)
RépondreAttendez. Si j’ai bien tout compris, Keke49 tu n’as pas vu le film Survival of the dead… c’est ca?
Donc tu critique une critique sur un film que tu n’as meme pas vu?
Quelqu’un a de l’apirine?
RépondreBonjour,
Survival… est pour moi le plus raté des films de Romero.
Il se perd constamment entre caricature (il ne sait plus quoi inventer pour tuer ses zombies), clins d’oeil lourds, moments d’angoisse, passages obligés du genre ratés(la mort de Cisco est trop plate et prévisible, la scène de l’open bar zombie avec séparation en deux du tronc déjà vu en mieux); et du coup sa volonté de porter une critique sociologique (les petites communautés issues de l’âge d’or US ne valent pas mieux que les mégapoles) est ridiculisée par tout ce je cite précédemment.
Le pire pour moi est la psychologie caricaturale des personnages qui enfle de plus en plus au cours du film (Seamus muldoon, Ze big brute, Captain courageous ze truand, notre sergent de la garde étant ze Bon).
Du coup aucune identification, aucune crédibilité.
Et pour finir, aucun sentiment d’angoisse, aucune tension crédible palpable (mise à part l’assassinat de Beth, mère des deux enfants zombies ).
Dommage les 20 premières minutes étaient pourtant bien maîtrisées (l’idée de reprendre la trajectoire d’un perso entrevu lors du film précédant est très chouette); il y avait sûrement mieux à faire avec ce scénario de départ.
Les fils spirituels de romero l’ont dépassés: Max Brooks avec son WWZ, et à la télé/dvd, et le terrible DEAD SET britannique, qui est le film (série plutôt) qui combine le mieux les ingrédients modernes et anciens du film de zombie: mise en scène nerveuse à la 28 jours/dawn of the dead 2004, sentiment de désespoir, humour noir, portrait des personnages crédible tout en étant simples et critique contemporaine marquante, même si succinte (la fin est terrible).
A quand une critique de cette oeuvre sur ce joli site?
Pour en revenir à Survival… Je partage assez la critique de NIAM, mais je ne le suis pas sur les zombies “mous d’genou”, qui selon lui , n’auraient plus leur place dans le cinéma actuel, car trop dépassés(^^) et inoffensif.
Ils sont surtout mous du genou parceque leur géniteur sexagénaire est lui même atteint de flébite.
Présentes-les autrement (mise en scène, scénario etc…)et sans doute qu’ils auraient un autre impact sur nos consciences actuelles.
J’en veux pour preuve la description très précise de leur mécanique et l’inéxorabilité de leur menace qu’en fait M.Brooks dans WWZ. Autant dans un huit-clos (scène dans le village de Da chang) qu’à l’échelle globale (bataille du Yukon).
C’est d’ailleurs à grande échelle que les zombies “traditionnels” sont les plus menaçants, par effet de masse, et toute apocalypse zombie n’est crédible que par cet effet de masse.
Walking dead est un autre exemple de zombies “lents” qui n’en demeurent pas moins extrêmement dangereux.
Ces deux oeuvres de papier sont d’ailleurs en cours de pré-production en vue d’être portées à l’écran (miam); en long -métrage pour la première, en série TV pour la seconde.*
La vraie terreur du zombie, sa vraie menace, pour moi , réside dans:
1: La peur atavique de la proie.
l’aspect inexorable du Zombie, c’est un prédateur sans fatigue qui nous poursuivra toujours, notre prédateur suprême, nous les hommes. le fait qu’il courre le rend certes plus dangereux encore, mais ce n’est qu’un détail technique.
2: Désespoir existentiel.
l’angoisse que le zombie génère pour les survivants: les zombies, c’est nous, déshumanisés, totalement associables, inaccessibles, étrangers à jamais. C’est la femme/mari que nous aimions, l’ami, le frère, la mère que nous avions et qui s’est transformé en étranger, pire que la mort.
L’homme est un animal sociable, mettez-le absolument seul sur un île déserte sans espoir de retrouver ses semblables et il s’étiolera vite.
Concernant ce dernier point, Dawn of the dead (1978) est parfaitement réussi. l’angoisse est présente tout le long, le suicide est envisagé pour y mettre fin.
une excellente critique approfondie du film ici:
http://www.cinetudes.com/DAWN-OF-THE-DEAD-ZOMBIE-de-George-Romero-1e-1978_a117.html
Désolé j’ai fais long… Mais les zombies me hantent depuis tout petit…;)
*Enfin, WWZ ça fait un an que ça dure la pré-prod, visiblement ils ont des soucis.
Répondreautant pour moi, je viens de tomber sur l’article sur DEAD SET.
RépondreJe te rejoins completement sur tout ce que tu viens de dire. Si NIAM s’en rappelle, javais argumente en faveur des zombies lents lors d’une discussion sur MSN…
Répondreun zombie lent = infatiguable
1000 zombies lents = 1000 infatiguables
Sur les zombies lents, ca va être intéressant de voir ce que donnera l’adaptation TV de WD.
RépondreCeci dit, j’aurais en fait tendance à préféré les zombies lents d’un point de vue scenaristique, les fast zombies étant quand même une abomination beaucoup trop efficace qui conduit forcement à une conclusion sans espoir. Efficace, impressionnant, mais trop prévisible, donc à utiliser avec gout et doigté.
Tout à fait, dans le cas d’une crise de type III ou IV selon l’échelle de M Brooks avec des fast zombies, c’est vite plié.
RépondreEt avec des infectés (fureur) ce serait encore plus rapide, vu la facilité de transmission/transformation. D’où une apocalypse frénétique et totale, comme évoqué par NIAM sur 28 semaines.
Les zombies lents laissent le temps aux survivants de réfléchir et de devenir fous…
J’ai pu voir le film.
Pourquoi on en parle ici en gros ? Tout ce qui fait l’intérêt d’un film du genre n’est pas ici. Le film n’est ni intéressant, ni profond, ni angoissant. Il est même pas gore, sauf peut être vers la fin du film et encore, c’est du classique.
Les acteurs ne sont cependant pas ridicules dans le film et leur prestation peut être qualifiée de bonne. J’ai vu le film en vost et ils sont clairement dans le ton avec de bonnes répliques.
Mais ça s’arrête là : je vois pas du tout le côté survival du titre dans ce film. Loin d’être indispensable.
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