Dead Nation
Vous qui ne possédez que la Playstation 3, vous n’avez vraiment pas de chance. Vous êtes privés de bien des licences zombiesques qui pullulent pourtant sur les autres machines telles que Killing Floor, le premier opus de Dead Rising, Plants VS Zombies, et surtout Left 4 Dead, surement le plus populaire de tous. Et bien Housemarque a pensé à vous, après un passable Burn Zombie Burn et un très moyen Zombie Apocalypse, voici donc Dead Nation, ce que l’on peut considérer comme le Left 4 Dead light à la troisième personne du Playstation Network.
Passons d’abord rapidement sur le scénario. En gros, vous êtes un survivant de l’enfer et devez trouver le patient zéro, qui permettra peut être de concevoir un remède au virus (bizarre, puisque d’après le scénario de base, presque toute la population au niveau mondiale a été décimée, m’enfin). Du classique de chez classique. L’intrigue principale a toutefois le mérite d’être présentée grâce à des artworks, accompagnés d’une voix-off pour nous conter l’histoire. Rien de transcendant, mais ça se laisse suivre sans trop de problèmes.
Nous parlions tout à l’heure d’un Left 4 Dead light à la troisième personne et c’est exactement ça. Exemple d’un niveau type du jeu : on commence doucement, avec quelques zombies ici et là , tout en croisant des zombies spéciaux sur le chemin et en déclenchant des scripts, imposant au joueur de tenir une position défensive, le temps qu’un passage se dégage, et d’atteindre un des checkpoints qui divisent le niveau complet. Les mécaniques de progression sont donc les mêmes à 90%, le tout en vue aérienne. Il y a bien évidemment des variantes propres au jeu, ce qui permet tout de même de le distinguer du reste.
Dead Nation propose donc 10 niveaux très longs (jusqu’à 45 minutes chacun, pour environ 7 heures de jeu sans se presser), entre-coupés de checkpoints (qui rappellent un peu les safe-room à la L4D) dans lesquels vous regagnez automatiquement toute votre vie, et surtout où vous pouvez acheter des armes et perfectionner l’armure de votre personnage, que vous garderez pendant le restant du jeu. En effet, dès que vous tuez un ennemi, vous amassez, entre autre, de l’argent qui vous sert à acheter vos armes (lance-flammes, fusil à pompe…), munitions, objets (grenades, mines…) et autres améliorations (exemples : capacité du chargeur, puissance de feu, etc). Vous trouverez également de l’argent dans des coffres cachés un peu partout dans les décors ainsi que dans les coffres des voitures abandonnées. Le plus souvent, vous atterrirez à chaque checkpoint avec de quoi vous remplumer grassement. Quant aux pièces d’armures, vous ne pouvez pas les acheter mais seulement les débloquer après avoir trouvé ses composantes dans les niveaux. Elles permettent d’améliorer la force physique, l’agilité et l’endurance de votre personnage. En tuant des ennemis, vous gagnez également des points bénéficiant directement au multiplicateur de score, qui gonfle après chaque ennemi abattu.
Au niveau du bestiaire, les élitistes crieront au scandale. Entre zombies classiques, zombies qui courent, militaires zombifiés qui ont gardé leurs armes et tirent à vue, mini-zombies à tête ronde qui crachent de l’acide, ou encore les pompiers zombifiés qui ne craignent pas le feu (tiens donc !), il y a un large bestiaire plus ou moins classique mais pas du tout “réaliste”. De ce côté là , on s’éloigne d’un Left 4 Dead plus classique avec ses infectés de base pour se rapprocher peut être à un Killing Floor, où chaque zombie possède ses caractéristiques propres. On rencontre également dans le jeu plusieurs zombies spéciaux : le Boomer, qui vous explose à la figure après vous avoir atteint, une sorte de zombie géant qui vous saute dessus en causant de gros dégâts, un monstre inspiré de Resident Evil, qui possède deux énormes griffes à la place des bras (surement le plus chiant de tous), une espèce de gros zombie très moche qui hurle dès qu’il vous aperçoit, provoquant l’arrivée immédiate d’une horde et enfin un zombie très grand et tout maigre, qui se dissimule sur les murs et vous attaque dès que vous passez à côté de lui.
Lorsque l’écran est chargé de dizaines de zombies, spéciaux comme normaux, la lisibilité de l’action peut devenir très confuse si vous ne réagissez pas rapidement. Pour vous dégager de ces situations délicates, vous disposez d’objets de lancer et de la possibilité “d’interagir avec le décor”. Ainsi, plusieurs objets secondaires sont disponibles comme le fumigène, attirant tous les zombies de la zone pendant un temps limité, la grenade qui joue exactement le même rôle que la pipebomb de Left 4 Dead, ou encore, entre autres, le classique molotov qui brûle tout le monde dans un périmètre limité. Extrêmement utiles, ces objets sont même quasi indispensables dans les niveaux de difficultés les plus élevés, lorsque par exemple, deux hordes de plusieurs dizaines de zombies vous prennent en sandwich dans un couloir.
En parlant d’interaction avec le décor, vous pouvez également tirer sur des tonneaux explosifs et autres véhicules dont le déclenchement de l’alarme attirera immédiatement tout zombie passant dans le coin. On est néanmoins loin des annonces propagées par le développeur qui promettait monts et merveilles au niveau de l’interactivité offerte au joueur. Disons qu’en jeu, ça suffit amplement mais le fait que les décors paraissent figés aggrave l’aspect répétitif déjà présent pendant toute l’aventure, surtout qu’encore une fois, ces éléments sont placés aux mêmes endroits d’une partie à l’autre.
Au niveau des modes de jeu en coopération, on trouve du local et du multijoueurs en ligne. C’est sûrement ce dernier mode qui est le plus intéressant de tous, permettant à deux joueurs de traverser les niveaux en s’entraidant comme ils le peuvent. C’est d’ailleurs, à notre humble avis, le seul mode qui dispose d’une légère rejouabilité, et qui apporte un peu plus de fun à l’ensemble, surtout si vous possédez un micro. Ça peut même en devenir jouissif lors de séquences défensives, l’un couvrant l’autre, en utilisant diverses tactiques comme le complément mutuel des armes qui peut s’avérer très efficace. Amateur de scoring, vous serez également aux anges car chaque niveau complété se termine par un récapitulatif de vos actions en jeu, où vos temps, score et ennemis tués vous seront dévoilés. Les 35 trophées à débloquer vous occuperont un moment, certains affichant des objectifs particulièrement ardus.
Un mot sur l’ambiance, très “noire” et assez gore, plutôt efficace car servie par un niveau graphique plus que correct. Le tout est assez fin grâce à la caméra aérienne et les effets de lumières sont vraiment très réussis. Pour un titre à 13€, il se défend donc très bien techniquement parlant, même si de légères chutes de framerate viendront parfois ternir ce tableau. Question gameplay, le jeu se prend en main immédiatement. Un des joysticks permet de diriger le personnage tandis que l’autre permet de viser. On s’y fait très vite et ça répond bien, ce qui est une excellente chose lorsque vous avez à faire avec une population entière déterminée à vous réduire en steack haché.
Dead Nation est donc un titre plutôt classique sur la forme et le fond, qui reprend les concepts des nombreux jeux sortis ces dernières années, assez court mais très intense. Au travers de niveaux remplis de zombies en tous genres, vos réflexes seront souvent mis à rude épreuve et vous devrez utiliser tout un arsenal pour voir arriver l’écran de fin. Malgré un aspect quelque peu répétitif et un scénario trop léger, le titre assure toutefois un challenge assez conséquent qui ravira les amateurs de scoring. En prime le mode coopération à deux joueurs pourra facilement multiplier par 3 la durée de vie.
A ce niveau de prix, difficile de ne pas le recommander pour tout amateur d’action zombiesque qui se respecte.
NB : Les screenshots sont tirés de communiqués officiels du développeur.








1 commentaire
Bon, alors, comme dans tout bon jeu de zombies… Elle est ou la tronçonneuse?
Rah, c’est con que j’ai pas de PS3… pourquoi y a plus de jeux qui sortent sur Dreamcast ou gamecube?
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