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Raise the dead, volume 1 : Le commencement de la fin

Raise the dead vous dit sûrement quelque chose. Depuis sa parution originale le 1er avril 2007, on entend parler de ce comic tout simplement parce que Leah Moore, fille du génial Alan Moore, en a rédigé le scénario. C’est donc avec un certain enthousiasme que l’on attendait de mettre la main sur ce premier volume, sobrement intitulé “Le commencement de la fin”. Inutile de faire durer le suspense plus longtemps : nous sommes déception.

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Et oui, avec une telle couverture, montrant l’Uncle Sam himself zombifié, on était en droit d’attendre quelque chose de barré, de parodique ou de particulièrement sadique. Ne vous laissez pas avoir par cette couverture : Raise the Dead est d’un classicisme absolu. Dès les premières pages, le ton est donné. 7 personnes se sont barricadées dans un restaurant afin d’éviter de se faire becter par une armée de zombies qui les attendent bien sagement dehors. Rapidement la tension monte, personne ne sait se qu’il se passe et la confiance ne règne pas dans le groupe. Seule promesse de salut : rejoindre un bunker auto-alimenté, quitte à traverser des hordes de zombies déchaînés. Ça ou un centre commercial après tout, quelle différence…

C’est après cette petite introduction que le doute s’empare du lecteur. A l’heure où beaucoup de productions zombiesques font l’effort de conter une fable en demi-teinte, ne se cantonnant pas à l’horreur brute, Raise the dead se contente du minimum, déjà vu cent fois ailleurs. Du coup, la lecture du comic laisse un arrière-goût écœurant d’un plat que l’on aurait trop mangé, avant de se rendre compte qu’il a perdu toute saveur à nos yeux. Le scénario repose en effet sur une trame très classique, à base d’expériences scientifiques qui ont mal tournées, sans aucun message caché ou seulement suggéré. Du zombie pur et simple dans sa forme la plus primitive qui soit. Ceci dit, la lecture n’est pas désagréable, mais on était en droit d’en attendre un peu plus. Il y a bien une tentative d’approfondissement du récit via le développement des personnages sous la forme de flashbacks dévoilant leurs dernières actions avant de se rencontrer, mais l’insertion de ces séquences n’est pas toujours amenée de façon judicieuse, coupant souvent la mise en scène à un point décisif de l’action.

Tout juste notera-t-on l’existence, dans la deuxième partie de l’intrigue, d’un personnage clé qui pourrait bien apporter la sauce piquante à cette entrée en bouche bien fadasse lors du prochain volume.

Au niveau du dessin, encore une fois, nous laisserons chacun se faire sa propre idée, son appréciation étant totalement subjective. Il apparaît toutefois comme étant suffisamment fin et détaillé pour le regarder sans perdre la vue. Même chose pour les couleurs, qui ne sont ni trop fades, ni trop saturées, même lors des scènes les plus sanglantes.

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En conclusion, si ce premier tome de Raise the dead est très classique sur la forme comme sur le fond, nous réservons notre avis définitif pour le deuxième et dernier tome, qui, espérons-le, saura exploiter ce fameux personnage clé présenté à la fin du tome 1.

Raise the dead #1 : Le commencement de la fin
Éditeur : Soleil / Collection : Comics US
Date de parution originale : 1 avril 2007
Date de parution française : 27 avril 2011
Scénario : Leah Moore, Jean Mark Reppion
Dessin : Hugo Petrus, Marc Rueda
Format : 175×268 mm
160 pages, 14,90 € / Site officiel

4 commentaires

  1. 1.remi00

    Du zombie classique dans la droite ligne des zombies vu dans la “cavale des morts” (sauf Simon Garth). C’est du zombie façon Romero : “ils sont morts et ils dévorent les vivants”. J’ai trouvé la lecture agréable et sans prise de tête.

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  2. 2.Cosmo

    D’ ailleurs, c’ est vrai qu’ il n’ y a pas la préface de Max Brooks dans le bouquin alors qu’ elle est bien annoncée sur la quatrième de couverture ?
    De toute façon, SOLEIL U.S. COMICS est un mauvais éditeur, donc ça m’ étonerais pas…

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  3. 3.nico

    Non, y a pas la préface de Max Brooks.

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  4. 4.Coin2

    tres simple mais sympa…pas un mauvais achat…quoi que y a des trucs que je voudrais comprendre…

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