Quarantine 2
En 2007, les deux espagnols Jaume Balagueró et Paco Plaza réalisent REC, un film de zombies en huis clos tourné en quelques jours pour une poignée d’euros, et qui se fait très rapidement connaître devenant depuis un incontournable du genre. Le film est avant tout tourné vers l’horreur, magnifié par un tournage caméra au poing. Fort de ce succès une suite est sortie en 2009. Par ailleurs et afin de compléter la saga, deux autres REC sont prévus : un prequel en cours de finalisation actuellement et un ultime sequel prévu pour l’année prochaine.

Du coté des États-Unis, les succès ne restent jamais très longtemps inaperçus, surtout quand ils concernent des thématiques originaires de leur propre terre. C’est ainsi que REC a eu le droit à son remake sorti en 2008, sobrement intitulé Quarantine et qui se trouve être quasiment identique au REC original. Pour ce faire, l’histoire est délocalisée de Barcelone à Los Angeles mais on garde le même principe avec une caméra au poing et une équipe de tournage télé qui suit des pompiers lors d’une intervention mortelle dans un immeuble de la ville.
Dès lors, l’intérêt de ce remake est clairement nul puisqu’il n’apporte strictement rien par rapport à l’original.
Forcément, comme il y a un REC 2 il y aura un Quarantine 2, toutefois la donne est différente. Alors que le premier remake avait bénéficié d’un budget de 12 millions de dollars, cette suite est refilée à des petits studios avec un budget réduit à 4 millions de dollars.
Les premières images de Quarantine 2 sortent début 2011 et on découvre que l’histoire se détache complètement de REC 2. Désormais l’action se déroule dans un avion en partance de Los Angeles, la ville du premier Quarantine et ils ont laissé tomber la caméra au poing.

Ce second opus s’ouvre donc sans aucun lien, en apparence, avec le précédent opus. Ainsi, nous découvrons deux hôtesses de l’air qui prennent leur service sur un vol intérieur. Elles préparent la cabine, vérifient la liste des passagers puis les accueillent dans l’avion, comme à l’accoutumée. Alors que les personnages ignorent tout de ce qui va suivre, le spectateur, lui, commence déjà à les scruter un par un. Le copilote a la crève, un passager a la maladie de Parkinson, un autre transporte une cage avec des hamsters, etc. On lance les paris. Qui va importer le mal dans l’avion ? Qui va se transformer ou mourir en premier ?
Inévitablement, quelques minutes seulement après le décollage tout part en cacahuète et l’avion est forcé d’atterrir en urgence sur l’aéroport le plus proche. Toutefois, une fois au sol, devant des passerelles d’embarquement désertes, c’est le silence radio, aucun secours n’est là pour les accueillir. Le capitaine décide par autorité de s’amarrer à la porte la plus proche déversant alors dans la panique les passagers et l’équipe de bord. Ils découvrent alors que l’aérogare qu’ils ont investi vient d’être mis en quarantaine. Nous revoilà alors dans un bon vieux huis clos des familles.
Du coup, la suite du film devient beaucoup plus classique. Les personnages tombent un par un et viennent grossir le nombre d’infectés, réduisant le nombre de survivants et les obligeant alors à trouver en urgence une échappatoire à ce piège mortel.

Alors que le premier Quarantine était vraiment sans intérêt, Quarantine 2, par ses quelques innovations, gagne lui quelques points. Ainsi toute l’introduction dans l’avion est bien réalisée et assez crédible. Cela permet d’accrocher jusqu’au débarquement dans l’aéroport. A ce stade, les choses se corsent puisque le scénario bateau et peu inspiré reprend le dessus sans proposer de moments véritablement intéressants. Par exemple, le gore aurait pu prendre le dessus dans cette deuxième partie du film pour donner plus d’intérêt, malheureusement tout reste très propre et conventionnel. Les spectateurs les moins patients auront déjà jeté l’éponge et on ne peut pas leur en vouloir, surtout que la conclusion de ce vrai faux remake est sans aucune surprise.
On notera toutefois que la réalisation est plutôt soignée et que le jeu d’acteur sans être très inspiré, limite le désastre. Ça nous change des films indépendants fauchés qui piquent les yeux.
Pour des raisons légitimes, la plus part des spectateurs ont rejeté violemment le premier Quarantine comme étant une pâle copie de son mentor, REC. Par tradition, vous auriez pu rejeter aussi violemment cette suite sans daigner y jeter un Å“il, toutefois, cela aurait été injuste. Le film tente de s’extraire largement de la saga espagnole et l’effort est louable. On aurait malheureusement voulu que l’intégralité du film soit à la hauteur de ses premières vingt minutes. On regrette donc que le scénario reparte trop rapidement sur les rails du huis clos peu inspiré.

Quarantine 2 : Terminal (En Quarantaine 2)
Réalisé par John Pogue en 2011
Film américainAvec Mercedes Masöhn, Josh Cooke, Mattie Liptak, Noree Victoria, Erin Smith, etc.
Sortie aux US le 2 aout 2011 (DVD/BR)
Sortie en France le 2 aout 2011 (DVD/BR)





5 commentaires
Merci pour cet article, ce film à l’air intéressant.
RépondreJe suis un grand fan de [REC], j’ai détesté Quarantine mais là vous me mettez l’eau à la bouche ^^
J’espère quece sera mieux que “Des zombies dans l’avion” quand même :p
Par contre faire une suite à [REC] n’est pas possible : on ne découvre les “zombies” que dans les dernières minutes du film, donc forcement dans le deuxième film il n’y a plus de suspens… Et puis l’idée que ce sont des ens “possédés” par le démon ([REC]²), c’était pourri, j’ai peur pour le 3…
J’ai pmréféré Quarantine à REC perso. En soi c’est le même film avec une touche de gore en plus (et je supporte Jennifer Carpenter plus facilement que son homologue espagnole qui me faisait chier dès qu’elle ouvrait là bouche). Mais dans les deux cas je trouve que ça ne vole pas bien haut. Je vais surement ma laisser tenté par ce 2..
RépondreOuah vous n’aimez strictement rien, mais une bouse infâme comme rec, si.
Répondre@3 – Ninjaw : C’est qui “vous” ?
RépondreVu cet aprem pour le coup, c’est loin d’être un grand film c’est clair, mais il a en effet le mérite d’être distrayant.
RépondreÂ
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