Zombies - Tuez les tous

Le site de la culture Zombie

Bilan 2011

Comme chaque année, nous revenons sur l’année passée pour dresser un panorama de la culture zombie ces douze dernier mois. C’est aussi l’occasion de sortir la boule de cristal pour tenter de sentir les tendances à venir et les œuvres attendues pour cette nouvelle année.

Nous commençons notre dossier par la sélection de la rédaction des trois œuvres les plus intéressantes de l’année.

1 – BD – Zombies, Tome 2
De Olivier Péru et Sophian Cholet
L’année dernière, c’est le premier volume de la saga Zombies qui trônait dans le bilan grâce à un dessin et un scénario remarquables. Sa suite, très attendue par les fans de BD zombiesque, fut au dessus de toute attente de par son dessin sublimé et la force de son scénario. Un must à recommander, et nous savons que vous êtes nombreux à attendre le tome 0 qui arrive le 25 janvier prochain.

2 – CINE – Contagion
De Steven Soderbergh
Comme vous le verrez en découvrant notre analyse cinématographique, aucun véritable film de zombies n’a réussi à réellement nous surprendre cette année. Heureusement, le film de Soderbergh nous a proposé une fresque parfaitement maîtrisée et très anxiogène sur l’apparition et la propagation d’un virus mortel. Les parallèles avec une apocalypse zombie sont très proches, d’où notre choix de retenir ce film pour le top 3 de l’année 2011.

3 – BD – Dead Life, Tome 1
De Jean-Charles Gaudin et Joan Urgell
On ne l’attendait pas, et c’est pourtant l’une des meilleures productions zombies de cette année 2011 ! Dead Life a su se démarquer par la brutalité et l’aspect immoral de sa mise en scène. En dehors d’un dessin perfectible, cette BD est à posséder absolument.

A la différence de l’année précédente, cette année 2011 a brillé par l’absence de sortie de gros titres pour le genre. Il a donc fallu se tourner du coté des indépendants pour se mettre quelques films sous la dent. On retiendra ainsi trois titres : The Dead, Rammbock et Eaters.
The Dead, bien que nous l’ayons consacré l’année dernière dans notre bilan, a enfin fait son apparition dans différents festivals et une sortie en DVD est prévue pour 2012. Le film reste donc d’actualité et nous continuons à vous le recommander.
Rammbock (aka Siege of the Dead aka Undead Berlin) est la véritable découverte de l’année. Ce film allemand propose une vision toute particulière de l’apocalypse zombie dans un huis clos étrangement très ouvert et rafraîchissant.
Enfin, nous avons pu découvrir Eaters, un extraterrestre ultra post-prodé qui malgré la faible qualité de son scénario, ouvre des perspectives intéressantes pour ses deux réalisateurs et leur producteur de choc (Uwe Boll).
Ces trois films montrent que les zombies continuent à hanter le cinéma indépendant européen, proposant à chaque fois une vision et un style propre à chaque réalisateur. On notera également que les français continuent de briller par leur absence, se limitant bien trop souvent à des courts métrages peu inspirés…

Du coté des États-Unis, les sorties se vautrent dans l’horreur facile et le manque d’originalité à l’image de The Zombie Apocalypse de la firme The Asylum ou Quarantine 2. Nous avons aussi pu mettre la main sur One Last Sunset, un film indépendant au trailer prometteur mais qui s’est avéré au final être bien trop lo-fi pour valoir le coup.

Ainsi, malgré ces différentes sorties, le niveau reste tout de même très moyen.

2011 a également était marqué par le retour de la série The Walking Dead avec la première partie de la saison 2. En tant que fidèle lecteur, vous avez pu suivre avec nous cette lente agonie de la série qui pendant sept semaines nous a tant fait rager. Le gâchis se confirme donc avec énormément de pathos, un scénario idiot et des incohérences. Si vous ne l’avez pas encore fait, il est encore temps de vous mettre au comic, avant d’être définitivement dégoûté par la série.

Question web séries, on n’a pas volé très haut cette année. Cinq productions seulement à se mettre sous la dent et rien de vraiment satisfaisant.
Puisque nous parlions de The Walking Dead – la série -, continuons avec quelques mots sur les six webisodes du même nom sortis en 2011. Tout d’abord, un bon point pour le synopsis qui nous propose de découvrir l’histoire de l’un des zombies marquants de la saison 1 : la bicycle girl. Un bon point aussi pour les maquillages et la mise en scène qui se tiennent plutôt bien. En dehors de ça, peu de surprises. Les acteurs ont un jeu très moyen et, comme pour la série, le scénario reste plat ne marque pas les esprits.
Du côté des web séries plus amateurs, on trouve le décalé Welcome to Zombiewood Pines qui aurait pu être bien si elle avait été plus soignée et plus cohérente. Toujours dans la veine comique, nous avons pu voir The Dead Must Die qui met en scène des geeks durant une apocalypse zombie. Une idée sympa mais des longueurs atroces et des acteurs très mauvais. Pour finir et dans un ton beaucoup plus sérieux, les deux petites dernières : And then everything change et Transmission qui surfent sur du vu, déjà vu et re-revu. Un manque d’originalité qui fait grincer des dents les vrais fans du genre.
En conclusion, alors qu’elles avaient fait une apparition remarquée l’année dernière dans notre paysage, il s’avère finalement que le format n’a pas su apporter la fraîcheur attendue, la faute à des scénarios peu originaux et des réalisations souvent bien trop médiocres.

A l’inverse du cinéma, le monde des BD et des comics zombies se porte plutôt bien. Preuve en est la présence de deux BD dans notre Top 3, qui plus est deux BD françaises, ce qui montre au passage que notre joli pays peut quand même sortir quelques œuvres zombies de qualité.
Toutefois à chaque règle son exception, à l’image de l’album La Rage qui n’a pas su nous convaincre bien que pour une fois l’histoire se déroule dans nos contrées et non aux États-Unis comme c’est l’accoutumé.
Quant à Raise the Dead #2, c’est contre toute attente que nous vous recommandons ce volume. En effet, le premier tome s’est montré décevant car trop classique, là où le deuxième impose un rythme diablement efficace, un scénario brutal et intelligent, des personnages forts qui servent un récit maîtrisé de bout en bout.

Du coté des comics, nous retrouvons bien sûr les gros blockbusters du genre, Walking Dead en tête qui a su se renouveler cette année en amenant tranquillement le récit vers de nouveaux horizons. La saga Crossed continue également avec une multiplication de nouveaux cycles. Le résultat oscille toujours entre le très mauvais et le sympatoche, à l’image du cycle Psychopath qui s’avère être le plus intéressant sorti jusqu’ici.
2011 a aussi été marqué par la fin du comic 28 Days Later, ou l’un des plus gros foirage de l’année. Le récit nous a tenu en haleine pendant des dizaines de numéros pour finir comme un pétard mouillé.
Il nous faut aussi citer différents petits comics qui malheureusement n’apportent rien de bien nouveau à l’image des Sixty-Eight (68), Graveyard of Empire, The Last Zombie Inferno, etc.

La littérature est la grande nouveauté de l’année, puisque de nombreux romans sont venus inonder nos librairies. Comme nous vous l’avions promis, nous avons renforcé notre traitement de cet aspect de la culture zombie. Il faut dire que le genre a été plus que productif et semble fonctionner sous cette forme. Nos maisons d’éditions paraissent faire de ce genre leur nouveau cheval de bataille à l’image des éditions Eclipse, à qui l’on doit de nombreux titres cette année. Issus du marché américain, nous avons pu lire Boneshaker et ses histoires de zombies en plein steampunk, le second tome de la sage Virus Morningstar, et les deux premiers tomes de la trilogie Les Chroniques de l’Armageddon, qui semble remporté un franc succès parmi nos lecteurs. Le caractère commun à tous ces nouveaux romans est d’être écrit par des auteurs issus d’Internet mais également de nous laisser parfois perplexe sur leur réelle qualité.

La maison d’éditions Milady de son coté a misé cette année sur la trilogie très girly, Zombie Therapy de Jesse Petersen en traduisant les deux premiers tomes, le troisième étant sorti aux États-Unis cet été. La narratrice nous vante les bienfaits de l’invasion de zombies qui a sauvé son couple en péril. Une entrée en matière qui a le mérite d’être originale, bien que perturbante pour les amateurs de survie en mal de testostérone. Au final, le résultat est décevant car sans être trop mauvais le récit ne prend aucun risque et marche sur des sentiers déjà bien battus par d’autres avant lui.

Venant du cinéma, Tobe Hooper nous a gratifié d’un très étrange premier roman, intitulé Midnight Movie vaguement zombie, pas très captivant mais vraiment barré. Un roman autobiographique issu de l’imagination chargé du réalisateur, qui, sans être une expérience extraordinaire, montre tout de même cet engouement nouveau pour le livre dans la culture zombie.

Toutefois l’ouvrage le plus intéressant de cette année, bien que passé totalement inaperçu, est sans aucun doute le roman The Zombie Autopsies du Docteur Steven C. Schlozman. A l’opposé des récits aux allures de superproductions hollywoodiennes, remplis d’explosions et de survivants aux cœurs tendres, Schlozman nous a offert un polar médical captivant, exploitant, par ailleurs avec brio, la forme du journal de survivant. Une œuvre à contre-courant qui n’est pas passé inaperçu pour tout le monde et a attiré l’œil de notre Papy Romero qui s’est mis en tête de l’adapter sur grand écran.

Enfin et même si nous ne les avons pas encore lus, nous pouvons également citer la sortie du premier tome du spin-off de The Walking Dead, intitulé Rise of the Governor, qui est évidemment consacré à l’histoire du Gouverneur (Capt Obvioooous), mais aussi Zone One de Colson Whitehead, un roman qui a été remarqué outre-Atlantique pour la qualité de son écriture. A voir donc.

Au niveau des jeux vidéo, malgré une liste de titres relativement conséquente, on ne retiendra pas l’année 2011 comme étant une référence dans le domaine.

En effet, sur 12 jeux sortis (toutes plateformes confondues), seul deux d’entre eux sont véritablement intéressants. A commencer par Dead Island, qui a surpris son monde. Sans nouvelle du jeu depuis son annonce en 2005, les amateurs de viande putréfiée craignaient le pire pour le titre de Techland, surtout quand on connaît la médiocre qualité des titres à l’actif du développeur. Contre toute attente le jeu s’est révélé être très correct : ambiance maitrisée, durée de vie conséquente, aire de jeu étendue et gameplay au corps à corps bien rodé ont fait de Dead Island un jeu à recommander aux fans du genre survival-horror.

Aux antipodes de l’ambiance clinquante et tropicale du jeu, on trouve également Project Zomboid, du petit développeur indépendant The Indie Stone. Si l’aspect graphique old-school peut rebuter les plus exigeants, le réduire à cet aspect serait une belle erreur. C’est en effet l’aspect survie en milieu hostile qu’il faut retenir ici et c’est le premier jeu à proposer de tels mécanismes dans le genre. Tout fan de zombies appréciera l’ambiance, la gestion des ressources, du moral, de la nourriture, et bien d’autres aspects basés sur la survie que propose le titre. Pour à peine plus cher qu’un paquet de cigarettes, Project Zomboid, malgré un développement très chaotique et un stade alpha peu avancé, promet déjà beaucoup dans un univers qui ne demande encore qu’à être exploité. On en attend plus pour 2012, mais il faudra être patient, car aux dernières nouvelles, le développement a fait un bon en arrière à cause d’une obscure histoire de cambriolage et de sauvegardes dérobées…

Le reste des jeux est pour ainsi dire anecdotique : si Atom Zombie Smasher, Dead Block et Plants VS Zombies DS sont des jeux tout à fait corrects sans être inoubliables, ce n’est certainement pas les pâles redites qu’on nous ressert depuis des années qui ont marqué les esprits. Entre House of the Dead, Resident Evil : The Mercenaries 3D, Dead meets lead, Dead Horde, Trapped Dead et Resident Evil HD Collection, il y a très peu à dire car aucun des jeux n’a su se hisser à la hauteur des espérances des fans du genre zombie : refonte HD, copies d’une copie, suite sans saveurs et jeux indépendants obscurs et ratés… Pourquoi pas en occasion ou à petit prix.

L’année 2011 fut également relativement calme au niveau DLC zombies : seuls Dead Nation, Dead Island, Left 4 Dead et Killing Floor ont eu droit à du contenu supplémentaire, allant du médiocre (Dead Nation) au très bon (Killing Floor).

Côté jeux navigateurs, 3 jeux ont retenu notre attention : Village of Nightmares, un petit jeu de stratégie minimaliste ; Bitejacker, un shoot très old-school et hardcore infiltré par des tonnes de références vidéo-ludiques ; et World of the Living Dead, qui attire de plus en plus de joueurs grâce à son monde persistent qui respecte bien l’univers zombie.

Côté jeu de plateau / société, nous avons uniquement pu tester le jeu de carte Off the Dead, réalisé par la jeune société française Ludimaniac. Le jeu renferme un potentiel certain mais n’a pas su remporter les suffrages à l’unanimité. En inventant quelques règles custom, la rédaction de TuezLesTous a su toutefois délivrer ce potentiel, et au prix de 13€, nous ne pouvons que vous le recommander. Si ça intéresse certains d’entre vous, nous pourrions envisager de diffuser nos règles custom.
Il faut également noter la sortie aux États-Unis de deux jeux de plateau Walking Dead (un inspiré du comic, l’autre de la série) ainsi que de nouvelles extensions pour le jeu de rôle français Z-Corps, mais nous sommes bien incapables de vous en dire plus faute de les avoir testés.

Du côté évènementiel, trois festivals ont retenu notre attention. Pour commencer, deux festivals parisiens, en septembre puis novembre. Bien que chacun des deux n’aient présenté qu’un seul long métrage appartenant à la thématique zombie, les fans du genre auront eu l’occasion de visionner des films encore inédits en France. C’est ainsi qu’ont été diffusés The Dead au Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF) et Deadheads lors de l’Étrange Festival.
Pour finir, la 4ème édition du Festival Européen du film fantastique de Strasbourg s’est tenue elle aussi en septembre avec un invité d’honneur pour présider le jury, George A. Romero. Un festival qui s’est donc ouvert sous le signe des morts-vivants : zombie walk et apéro zombie, agrémentés d’une rétrospective des films du réalisateur. La production de film zombie a donc été (a priori) représentée comme il se doit, notamment avec la diffusion d’un film comique british plutôt attirant, Harold’s Going Stiff. Romero en a même profité pour annoncer qu’il préparait l’adaptation du roman The Zombies Autopsies.

Pour continuer dans l’univers audiovisuel, nous pouvons faire un point sur les courts métrages de l’année. Zombie in Penguin Suit est l’un de ceux qui nous a particulièrement marqué. Une belle musique et un zombie en costume de pingouin qui marche inlassablement droit devant lui, il n’en fallait pas plus pour donner une vraie touche poétique à un court-métrage. La prouesse est si réussie qu’on aurait presque de l’affection pour la créature.
On n’oublie pas non plus Home, un court très appréciable qui s’est vu attribuer plusieurs prix. L’intrigue est sans grande originalité mais la réalisation est bonne, ce qui suffit à nous faire ressentir quelque chose lors du visionnage (ce qui est loin d’être le cas pour une grande majorité des productions audiovisuelles cette année).
A garder aussi en mémoire les concours créatifs organisés par le Panic ! Cinéma. Un premier qui a sollicité l’imagination des participants pour concevoir des affiches de films fictifs dont certaines (et c’est surtout ce qui nous intéresse) autour de la thématique zombie. Puis un second concours pour lequel il fallait réaliser la bande annonce ou le court métrage correspondant à l’une des affiches précédemment réalisées. S’en est suivie la sortie d’une bande annonce tordante inspirée de l’affiche Zombin Laden.
Pour finir nous citerons Walken Dead, une production qui aura aussi eu le mérite de nous faire sourire. Cette parodie décalée de Walking Dead met en scène des zombies plutôt atypiques qui passent leur temps à déclamer des citations de l’acteur Christopher Walken. Un jeu de mots facile certes, mais une bonne source d’inspiration tout de même.

2011 nous a aussi livré son lot de lolilolage qu’on vous livre en vrac : Too Late, Drank of the Dead, Z-Day The Zombie Musical, How To Zombieproof Your Car, Zombie Love Song, The Last Minecart, Dr House et les zombies, Night of the Zombie Chicken, Charlie Bit My Finger, A Zombie Claymotion, It’s Not You It’s Zombies, l’album zombie d’Aaron Stoquert, les clips zombie de Buck 65, de Rebecca loebe, de Kid Loco, Active Set ou Eclectic Method, les conseils de survie du CDC, les pubs de FedEx ou de Westlake Ace Hardware, les tests délirants de Zombies Go Boom

Toujours dans la catégorie événement, nous avons noté un fait marquant cette année du côté des Zombies Walks. En effet, les marches de zombies ont connu un vrai pic de fréquentation en France et dans de nombreux autres pays. Doit-on considérer cela comme un signe d’intérêt croissant d’une partie de la population pour la culture zombie ? Rien n’est moins sûr. Nous penchons plutôt vers la théorie d’un engouement ponctuel pour la figure du mort-vivant qui a été très à la mode en 2011.
Heureusement, cela ne retire en rien l’ambiance sympathique de ces manifestations ainsi que la qualité et l’originalité des déguisements portés par les participants. De notre côté, nous étions présent à la Zombie Walk parisienne qui s’est déroulée le 23 octobre où nous avons rencontré et interviewé les morts qui avaient fait le déplacement pour l’occasion. 2000 zombies déambulant dans les rues de Paris, il y avait de quoi laisser plus d’un passant perplexe.

Nous avons aussi eu quelques extraits d’une conférence très intéressante de la Zombie Research Society à la Comic Con de San Diego.

Enfin, on vous remet notre grand article sur les parasites qui “zombifient” leurs victimes.

Alors, que nous réserve 2012 ? Il est difficile de faire des projections mais de gros titres sont néanmoins attendus.

Commençons par le cinéma, avec un planning qui s’annonce chargé si les dates de sorties sont maintenues. Ainsi, du coté des majors la sortie du troisième opus de REC est annoncée pour avril avec un prequel mettant en scène une mariée maniant la tronçonneuse. Egalement attendu, la sortie le 21 décembre 2012 de World War Z de, et avec, Brad Pitt. Pour le coup, beaucoup moins de surprise, nous savons déjà qu’il s’agira d’un viol brutal du livre de Max Brooks avec plein d’explosions dans tous les sens et un action héro de pacotille qui sauvera l’humanité. Enfin, pour rire ou pleurer, également à quelques semaines de la fin du monde sortira Resident Evil Retribution avec Milla, ses costumes aberrants de l’apocalypse et ses grenouilles géantes.
2012 s’annonce donc full of lol.

Nous attendons également plusieurs productions indépendantes avec notamment la sortie de Deadheads en janvier en DVD/Bluray, les éventuelles sorties de Re-Kill et Juan of the Dead, le premier film cubain de zombie, Exit Humanity, un film de zombies durant la guerre de sécession, la comédie anglaise Harold’s Going Stiff, ou encore le film Human vs Zombies issu des jeux de rôles grandeur nature qui font un tabac dans les campus américains.

D’autres productions sont encore en cours de tournage ou doivent commencer avec en tête REC 4 qui viendra clôturer la saga, mais aussi le nouveau Snyder intitulé Army of the Dead et le prochain Romero, adaptation du roman The Zombie Autopsies. On peut également noter les différents remakes de Night of the Living Dead, le film indépendant The Battery qui nous avait agréablement surpris avec son trailer, ou la comédie hollandaise Shouf Shouf Zombibi.
Enfin, il reste des productions encore incertaines comme The Goon, qui semble toujours en manque de financement, ou le Pride & Prejudice & Zombies de Natalie Portman, qui accumule les galères puisque personne ne souhaite ni le produire, ni le réaliser, ni jouer dedans.

Du coté des séries, nous aurons bien sûr l’honneur de voir la seconde partie de la deuxième saison de Walking Dead. Après 7 épisodes de glandouille et de ménagement du budget, nous pourrons peut-être nous attendre à un peu plus d’action.
A noter également l’annonce de la production d’une série Zombieland

Pour ce qui est des BD et comic, la sortie d’un spin-off de la saga Zombies est prévue avec la sortie en janvier d’un tome 0 consacré au personnage de Serge Lapointe. Et bien évidemment la poursuite de The Walking Dead ainsi que les différentes releases de Crossed (I Wish You Were Here et Badlands).

Du coté de la littérature, les fans de feu Z.A. Recht attendent impatiemment la conclusion de la trilogie Virus Morningstar, même si ce dernier tome sera écrit par un auteur de substitution. On verra aussi débarquer, normalement cet été aux Etats-Unis, le dernier tome de la série des Chroniques de l’Armageddong de J.L Bourne, qui sera intitulé Shattered Hourglass. On peut également s’attendre à la traduction rapide de Walking Dead : Rise of the Governor et peut être de Zone One. Mais 2012 sera aussi peut être l’année du débarquement en masse de tonnes de livres zombies peu inspirés, à l’instar de la situation aux Etats-Unis où les rayons sont remplis d’œuvres zombies insipides profitant de la mode. Préparez votre sens critique.

Pour les mordus de zombies virtuels, 2012 devrait être une année très calme… Outre Project Zomboid qu’on espère voir évoluer, très peu de titres ont été dévoilés, d’autres arlésiennes sont éternellement repoussées, et le reste n’est que suites et remake HD.
Ainsi, on n’attend plus grand chose de Dead State et d’Undeads Labs : rien n’est dévoilé autour des titres et très peu d’infos filtrent la toile. Et ce n’est pas Dead Rising 3, All zombie must die, Plants VS Zombies PS Vita et Contagion qui sauront satisfaire la soif des plus impatients et exigeants, la faute à des concepts sans cesse repompés (Contagion, Dead Rising 3) ou complètement en dehors de l’univers zombie. Saviez-vous qu’un jeu REC en FPS est annoncé sur PC, Android et iOS ? Maintenant vous savez, croyez bien que nous sommes désolés pour vous.
Tout au plus peut-on attendre Resident Evil : Operation Raccoon City pour son côté multi-joueurs relativement novateur dans la série. Au rayon des curiosités, on notera le développement en cours du jeu estampillé Walking Dead. Même s’il est trop tôt pour se prononcer sur sa qualité, le studio Telltales, en charge de son développement, n’a sorti aucun bon jeu depuis le dernier Sam & Max en avril 2010, ce qui peut inquiéter les fans les plus exigeants. Et souvenez-vous de Lollipop Chainsaw, étrange beat’em all à l’aspect très kitch, qui nous place dans la peau d’une cheerleader qui massacre des tonnes de zombies à l’aide d’une tronçonneuse, annoncé pour l’année 2012 sans plus de précision sur consoles HD.
Quant à Dead World, suite supposée de Dead Island, on ne connaît aucun détail sur le titre et il est fort peu probable qu’il arrive cette année, tout comme The Last of Us, prochaine grosse production du talentueux studio Naughty Dog, qui n’arrivera pas a priori avant début 2013.

Pour conclure ce bilan il nous faut revenir sur une tendance générale qui s’est clairement marquée cette année à savoir la Twilightisation du genre. A l’instar de l’économie, certains s’amusent constamment à prédire l’explosion de la mode zombie. Bien que l’histoire leur donne tort jusque là, il est flagrant que de nombreux auteurs ou réalisateurs en manque d’inspiration tentent toujours de récupérer le mythe des zombies pour en faire n’importe quoi ou pour profiter de leur aura. On a ainsi vu apparaître des œuvres n’ayant strictement rien à voir avec des zombies mais pourtant affichées comme tel, à l’image de Warm Bodies. Ils mélangent malheureusement bien trop souvent mort-vivant et zombie et pensent apporter de la nouveauté en dotant les zombies d’une conscience ou de sentiments. Dans ces histoires, la survie est mise de coté, plaçant le “zombie” au premier plan. Or, ce n’est pas ça une oeuvre zombie. Les zombies sont et doivent rester uniquement un vecteur poussant les humains dans leur dernier retranchement. Les récits d’amour impossible entre adolescents ou d’émergence de sociétés parallèles sont peut être passionnantes mais n’ont finalement rien à voir avec la peur de voir notre société s’auto-dévorer. La ligne de démarcation n’est souvent pas évidente à positionner mais nous souhaitions réaffirmer notre position et rassurer nos plus fidèles lecteurs sur ce point.

Il nous reste qu’à vous souhaiter une bonne année 2012 et à vous remercier, chères lectrices et chers lecteurs, d’être toujours plus nombreux à nous suivre. A ce titre, vous avez été presque deux fois plus nombreux à nous suivre cette année en comparaison à 2010, merci à vous !

8 commentaires

  1. 1.Mika

    Excellent bilan, joli travail ! Felicitations au duo Cholet-Peru pour leur travail remarquable !

    Répondre
  2. 2.Arius

    Une belle synthèse des productions de l’année écoulée !
    On peut ne pas être d’accord avec tout ( c’est mon cas, on a tous nos avis hein ?! :) ) mais c’est un beau travail, bravo !

    Répondre
  3. 3.NIAM

    @2 – Arius : Y a aucun problème pour ne pas être d’accord avec nous, je t’invite d’ailleurs à livrer tes avis.

    Répondre
  4. 4.Arius

    Dans l’ensemble je suis d’accord sur les produits que j’ai lu/vu sauf sur la série TV, la paire de bouquins de Jesse Petersen et la vision possible de l’adaptation de WWZ.
    Je ne vais pas rentrer dans le détail ( vu que j’ai déjà fait ça dans un forum que tu connais ) mais la série TV à des qualités appréciables même si elle cumule beaucoup d’incohérences et la fin de mid-season est fameuse; les livres de Petersen sont une agréable surprise plutôt bien foutue alors que ça ne présageait rien de bon avec le titre, le pitch et la couverture et pour finir je trouve que c’est un peu fort de détruire préventivement le film WWZ alors qu’on a encore quasiment rien sous la dent pour juger :)
     
     
     

    Répondre
  5. 5.Olvidame

    Notre position vis-à-vis de Petersen n’est pas si négative qu’elle en a l’air. Effectivement, c’est une bonne surprise du point de vue de l’écriture car l’histoire est rythmée et on ne s’ennuie pas. Pour ma part je l’ai lu sans interruption et avec plaisir. 
    Néanmoins quand on se place du point de vue de la “nouveauté”, on ne peut pas dire que l’oeuvre sorte réellement des gonds, malgré de bonnes idées. En résumé, c’est l’histoire d’un couple qui fuit pour survivre. Et en cela, rien d’original… d’où une certaine “déception” devant un ouvrage qui aurait pu faire mieux.

    Répondre
  6. 6.Arius

    Merci pour les précisions Olvidame :)
    Sinon j’ai encore une petite remarque : vous ne faite pas allusion à un excellent docu-fiction appelé “après l’apocalypse” qui est passé en 2011 sur le satellite ( la chaine planète ). Il traite d’une manière plutôt bien foutue et cohérente de la situation et des conséquences à court/moyen/long d’une pandémie foudroyante mondiale.
    Je n’ai pas vu Contagion ( le film ) mais ça ressemble furieusement à son scénario et je pense que ce documentaire méritait d’être au moins cité.

    Répondre
  7. 7.NIAM

    @6 – Arius : Ouaip je l’avais plus en tête pourtant je l’ai vu. C’est effectivement un bon docu-fiction avec un ton étonnement très cru, sombre, voir cynique.

    Par contre la diffusion était assez anecdotique et il est pas évident à trouver sur le net, mais si vous tombez dessus n’hésitez pas.

    Répondre
  8. 8.vavann

    mec ta rien comprit a la série the walking dead renseigne toi sur Robert Kirkman et comment il voulait que la série se déroule ;)  

    Répondre

Poster un commentaire

(requis)

(ne sera pas publié) (requis)

Pour afficher un avatar vous devez utiliser Gravatar.
Pour afficher une image dans votre commentaire : passez en mode HTML en cliquant sur l'icone "HTML" puis utilisez la balise <img src="http://...">.

Brèves


Commentaires