Petite Philosophie du Zombie, ou quand les universitaires s’intéressent au genre

Le zombie fascine et cette fascination interpelle les universitaires qui cherchent à décrypter les composants du genre et leur sens. C’est dans ce but que Maxime Coulombe, sociologue et professeur d’histoire de l’art contemporain à l’université de Laval (Canada), nous propose un essai sociologique sur la question, intitulé Petite Philosophie du Zombie, ou comment penser par l’horreur.
Rejetant par principe l’idée que les zombies ne seraient qu’une mode, Maxime Coulombe voit dans ce phénomène l’image de nos peurs et nos fantasmes contemporains.
L’ouvrage sera disponible au éditions PUF le 19 septembre prochain, on vous en reparlera d’ici là . Vous trouverez la quatrième de couverture dans la suite de la news.
Les zombies sont partout, au cinéma, à la télévision, dans nos rues, chez notre libraire.
À la fois terrifiants et grotesques, ils semblent n’être que la dernière tendance kitsch, un divertissement à la mode.
Sous ces maquillages compliqués, cette démarche traînante et ridicule, se cache pourtant l’une des figures les plus symptomatiques de l’état de notre culture et de notre société contemporaine.
Peur de l’épidémie ou fantasme de la catastrophe, aliénation moderne ou fascination pour la violence : le zombie, et le monde apocalyptique qu’il sait créer, nous parlent d’abord, intimement, de nous-mêmes. Le zombie figure les limites de la condition humaine : celles de la conscience, de la mort, de la civilisation.
Même l’apocalypse qu’il sait créer n’est que l’aboutissement à peine transformé de ce que les médias, friands de catastrophes, ressassent comme notre futur prochain : la disparition de l’homme.
Enfin figurée, elle trahit un fantasme émergeant dans notre culture, celui d’en finir.
Les zombies sont partout, au cinéma, à la télévision, dans nos rues, chez notre libraire.




10 commentaires
il m’intéresse ce bouquin ! 19 septembre ? OK
RépondreÇa m’intéresse aussi ! Cependant, ce n’est visiblement pas un “essai sociologique”, mais plutôt philosophique. L’auteur eut titré sinon : “approche sociologique du zombie” ou “sociologie du zombie”.
Répondre@2 – mugen : C’est surement au croisement des deux, un mélange de philo et de socio.
RépondreA dévorer ! Breuaargh
RépondreNi plus ni moins que de la branlette intellectuelle sans doute mais le bouquin doit être dans le vrai.
RépondreJe vais lire ça.
J’ai toujours adoré les bouquins des mecs qui pensent pour les autres. À lire avec des chips et du coca
RépondreSur le même thème disponible en e-book, livre audio, livre imprimé :
RépondreQue peuvent nous apprendre les zombis ? de Raphaël Edelman aux Editions M-Editer paru en octobre 2010
http://m-editer.izibookstore.com/produit/95/9782915725957
@6 – byblo : Oh oui carrément, avec des chips, du coca ou une bonne biere
RépondreJ’ai pas vraiment envie de finir, je suis parfaitement heureux et j’aime les zombies, nan mais oh !
Répondre@7 – M-Editer : Pour un bouquin qui ne fait que 15 pages c’est un peu cher payé.Sinon j’attends avec impatience le bouquin de Maxime Coulombe.
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