Interview de Romero par le site américain The Inevitable Zombie Apocalypse

Le responsable du site américain The Inevitable Zombie Apocalypse a eu l’opportunité d’interviewer Romero, comme ce qu’il dit est assez intéressant, nous avons décidé de vous traduire (dans les grandes lignes) ce qu’ils se sont dit. Romero revient sur ses derniers films, ses projets futurs et sa vision de la culture zombie. Certaines réflexions sont intéressantes mais on sent beaucoup d’aigreur de la part du Godfather des zombies. Il ne se gêne pas non plus pour réécrire un peu l’histoire.
The Inevitable Zombie Apocalypse – Comment avez-vous connu Max Brooks et Steven Schlozman ?
Romero – J’ai connu Max Brooks lors de divers conventions. Il en fait beaucoup et je l’ai croisé à l’occasion. Bien sûr, je connais aussi son travail, je m’intéresse à tous les gens assez fou pour s’intéresser aux zombies.
Concernant Steve, il m’a appelé un jour alors qu’il écrivait son roman The Zombie Autopsies. Par la suite, mon associé et moi avons décidé d’acheter les droits du roman, c’est la raison pour laquelle je m’occupe actuellement du script pour une adaptation sur grand écran. Ça fait 3 ans que je connais Steve et nous sommes devenus bons amis.
TIZA – Vous allez adapter The Zombie Autopsies, allez-vous le réaliser également ?
Romero – J’espère, sauf si Brad Pitt veut acheter les droits [rires]
TIZA – Vous seriez prêts à le laisser partir si le chèque est suffisamment important ?
Romero – Surement, je pense que Steve et moi sommes prêt si c’était le cas. On aimerait vraiment garder le contrôle sur cette adaptation mais je crains que ce projet ne puisse pas être un petit budget et j’en ai finis avec les projets de plus grandes envergures. Ça ne pourra pas se faire avec 3 millions de dollars, ca sera plutôt 10 ou 15, et ce n’est pas le genre de projet que j’ai envie de faire aujourd’hui. Mon dernier grand projet était Land of the Dead et j’en suis revenu. Je préfère travailler sur des petits projets avec des petites équipes que je connais et que j’apprécie. C’est ce que j’ai fait avec mes deux derniers films. Je ne veux plus de ces courses folles et vaines, Land of the Dead n’était pas du tout amusant à faire.
TIZA – J’ai lu plusieurs interviews de cette époque et on dirait que Land of the Dead a ruiné les zombies pour vous, au moins temporairement.
Romero – Non ça ne c’est pas passé comme ça. Quand je réalisais Land of the Dead j’avais déjà de nouvelles idées, dont celle pour Diary of the Dead et j’étais prêt pour enchainer dessus. Ça a d’ailleurs été la plus courte période dans ma cinématographie entre la sortie de deux films de zombies. Mes deux derniers films ont été financé par les mêmes personnes donc ça a été assez vite, même pour Survival of the Dead.
Pour Diary of the Dead je voulais parler du journalisme citoyen, par contre je n’étais pas vraiment prêt pour Survival of the Dead. Ceci dit, j’en ai fait un film sur l’esprit tribal et finalement il s’est avéré prophétique, il suffit de regarder ce qu’il se passe actuellement aux Etats-Unis entre Républicains et Démocrates.
TIZA – Après la sortie de Survival of the Dead il y a eu des discussions pour des suites, qu’en est-il ?
Romero – Oui c’était prévu. J’avais commencé un nouveau script, j’étais prêt à tourner et mes associés étaient prêts à financer le film mais Magnolia Pictures (distributeur) a tout détruit avec leur travail sur Survival of the Dead. Ils n’ont rien fait sur Survival of the Dead donc les projets se sont arrêtés car plus personne ne voulait tenter le coup. Mais je suis toujours prêt, j’attends.
TIZA – Ça devrait bien arriver avec la popularité des zombies aujourd’hui.
Romero – J’attends que les zombies meurent. J’ai un peu l’impression d’être le seul qui s’occupait de ça et maintenant tout le monde a envahi mon terrain de jeu.
TIZA – Les zombies ne font que progresser depuis plusieurs années, on pourrait s’attendre à ce que la mode passe, mais ça ne semble pas arriver.
Romero – L’adaptation de The Walking Dead a battu le record d’audience pour une série du câble, donc oui, ça continue de grossir. A ce titre, un succès comme The Walking Dead montre que ce n’est plus le cinéma qui fait que ça continue. Tout comme les jeux vidéo ont plus profité aux zombies que le cinéma. Ce n’est pas grâce au succès des films de zombies qu’Hollywood est prêt aujourd’hui à financer massivement un film du genre comme ils sont en train de le faire avec World War Z. Ce film va battre le record de budget de tous les films de zombies précédents.
TIZA – Est-ce que vous regardez et suivez la série The Walking Dead ?
Romero – Non pas vraiment, pour être franc, ça me fait chier même. J’ai du regarder les deux premiers épisodes car AMC m’a demandé de présenter leur programmes pour Halloween l’année dernière. C’était pas mal mais je ne comprends pas pourquoi ils ont viré Frank Darabont, je n’ai pas suivi les histoires. Mais je pense qu’on pourrait presque faire une parodie de cette série. On peut transformer ça en un soap avec des fois des attaques de zombies. Ce n’est qu’un soap ! Mais bon, c’est cool.
TIZA – Et si on vous proposait de réaliser une série de zombies, cela vous intéresserez ?
Romero – Oui bien sûr, et mon associé est en train de plancher sur le sujet en ce moment. Nous avons essayé pendant des années de vendre le concept d’une série Night of the Living Dead. Cela ressemblait au pitch du comic The Walking Dead avec des survivants qui vivent dans des camps de fortune, etc. Mais cela n’a pas marché. L’adaptation du comic n’a pas aidé non plus. Aujourd’hui on souffre de la comparaison avec The Walking Dead, on va nous dire que c’est la même chose, mais on nous laissera peut être notre chance, on ne sait jamais.
TIZA – Vous avez parlé plus tôt de l’importance des jeux vidéo. Effectivement ils ont permis au genre d’exister, notamment dans les 90′s quand il n’y avait plus vraiment de films de zombies.
Romero – Absolument et j’ai d’ailleurs été impliqué dans l’écriture du script du premier film Resident Evil. Tout le monde aimait mon script mais le mec qui s’occupe de Constantin Film, (société de production des films Resident Evil) a trouvé que ça n’allait pas dans le sens qu’il voulait. Je pense que ce mec n’y connaissait rien en jeux vidéo ou sur autre chose d’ailleurs. C’est lui qui a fait House of the Spirits ou Das Boot. Je n’aime vraiment pas la saga Resident Evil au cinéma.





7 commentaires
C’est un véritable prophète mon dieu. Tout ce qu’il dit je l’appuie à fond surtout sa vision sur la saga RE au cinéma.
RépondreIl est très critique sur le travail des autres, par contre concernant ses films, c’est toujours la faute des autres si ça ne marche pas… Et critiquer RE et TWD, pas besoin d’être prophète pour le faire, ou alors on peut commencer à monter notre propre église.
RépondreC’est vrai qu’avant la vague de hype autour des zombies, à part lui il y avait pas grand monde qui s’intéressait aux trucs de zombies ( hors quelques téléfilms pourris, genre celui avec le zombie végétarien ahahah. ).
RépondreEn jeux il y avait rien aussi, le premier depuis longtemps c’était le jeu tiré de Land of the dead qui se déroulait avant le film et que j’avais bien apprécié malgré tout, ensuite dead rising, left 4 dead et c’était tout.
Â
Je sais pas si je regrette pas un peu cette époque, dès qu’il y avait un film ou un jeu sur les zombies même si c’était pourri j’étais tout excité.
Maintenant on passe son temps à trier le peu de trucs de zombie intéressants des merdes.
“Est-ce que vous regardez et suivez la série The Walking Dead ?
RépondreNon pas vraiment, pour être franc, ça me fait chier même.”
OK, j’ai la même réflexion…Romero Powaaa!
@3 – Zombie de l’espace : Resident evil 1, 2 & 3 (et peut-être code veronica) en jeux vidéos !
Répondre@5 – Klice : ET “Zombies ate my neighbours” sur megadrive!
RépondreÂ
Merci du partage
RépondreÂ
Ca fait plaisir de lire Romero.