
On commence par les news de la licence mais ça va aller vite puisqu’il n’y a pas grand chose en ce moment. Tout d’abord des nouvelles du FPS qui change de nom pour devenir The Walking Dead : Survival Instinct et ce pour éviter qu’on le confonde avec le jeu Telltale.
Ensuite, on vous rappelle que la chaine gratuite de la TNT NT1 commencera à diffuser l’intégralité de la série dès vendredi soir à 23h15. Et pour l’occasion ils font de la communication sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter. En postant avec le hashtag #WalkingDeadNT1, vous serez suivi par des comptes de zombies. Ça ne sert à rien, c’est normal, c’est du marketing. Sur ce, on passe aux choses sérieuses.
Saison 3 épisode 3 : Walk With Me
Scénario : Evan Reilly
Réalisation : Guy Ferland
Le précédent épisode était bien plus calme que l’introduction et nous avions alterné entre Rick vs Les prisonniers, et le chevet d’Hershel. On s’était interrogé sur l’utilité d’intégrer les prisonniers du comic dans la série et l’interrogation se renforce avec ce nouvel épisode puisqu’il est intégralement axé sur Andrea et Michonne alors qu’elles font la rencontre du Gouverneur et de la communauté de Woodbury. Comme pour le passage des prisonniers, la série emprunte une partie du récit du comic pour le servir à sa sauce. On retrouve donc le fameux hélicoptère qui s’écrase en pleine forêt et permet de provoquer la rencontre avec le Gouverneur. Cette rencontre que l’on attendait est au final assez moyenne. C’est mou, assez étrange, on ne sait trop quoi en penser et le Gouverneur fait vraiment trop gentleman farmer comparé au Philip Blake du comic. Heureusement, Merle fait son retour et permet de livrer au passage les meilleurs scènes de cet épisode avec sa dose de tension et de doute. Passé cette première partie où Merle a finalement le rôle majeur, il est alors mis de coté pour laisser la place au maître de Woodbury, mais le résultat n’est vraiment pas la hauteur.
Alors, tordons le cou tout de suite aux critiques. The Walking Dead à l’origine est un comic et la série en est une adaptation. Bien sûr que la série peut, et même doit, prendre ses distances avec l’œuvre original afin de proposer un contenu novateur et intéressant, cependant il y a des bases qui se doivent d’être conservées. Comme nous l’avons dit, la série se réfère souvent à des événements qui se sont passés dans le comic, mais elle semble retenir que des points anecdotiques et laisse de coté le cÅ“ur du comic, ce qui le rend si intéressant.
Dans le comic, le Gouverneur est un être malade, une sorte de photocopie maléfique de Rick. La série a souhaité conserver ce personnage mais l’a tout bonnement vidé de sa substance. Pour la télé, il a été totalement adouci mais du coup son comportement en devient incompréhensible. D’un psychopathe on passe à un leader pas très charismatique qui est à la fois prévenant mais cynique et règne sur une ville en carton pâte peuplé par des touristes dociles en short. Ils lui ont aussi collé une sorte d’adjoint, Milton, un savant fou qui fait des expériences médicales. Il faut que les scénaristes arrête avec la science et les zombies. Déjà le passage dans le CDC était ridicule, mais ce nouveau personnage est encore au dessus. Nous ressortir cette grosse ficelle usée est vraiment une déception.
On ne comprend pas non plus pourquoi Michonne est méfiante. Tout cela est totalement artificiel. Elle se méfie car le spectateur sait que le Gouverneur est annoncé comme un méchant et donc il faut qu’elle fasse preuve de son special skill omniscient de bad ass qui n’aime personne. Mais ça ne tient pas la route une seconde. Souvenons-nous de l’arrivée de Michonne dans le comic. Après des mois toute seule, elle découvre un groupe qui semble normal. Elle n’hésite alors pas une seconde pour se débarrasser de ses deux walkers pour rejoindre la civilisation. La Michonne du comic aurait fait la même chose avec les gens de Woodbury, sans aucune hésitation. A la place, on a une actrice qui fait des grimaces pendant 40 minutes.
L’état de grâce n’aura donc duré qu’à peine 2 épisodes. On retrouve à nouveau des choix scénaristiques très discutables et qui ne tiennent pas la route, c’est vraiment dommage. On verra comment ces nouveaux personnages vont évoluer, mais si on suit les propos de Glen Mazzara, il trouve que son Gouverneur est carrément plus génial que celui du comic qu’il résume à un méchant simpliste qui ne cache rien. Selon lui, son Gouverneur est complexe, tout dans la nuance et avec plus de longévité. A première vue, il lui a surtout coupé ses couilles pour en faire un truc sans aucune logique qui ne fera pas peur aux annonceurs et à son cÅ“ur de cible. The Boring Dead peut recommencer.